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30 mars 2016

L'ÎLE DES RÊVES - KEIZO HINO

imagesShôzô Sakai est un veuf d’une cinquantaine d’années qui passe l’essentiel de son temps libre à déambuler dans Tôkyô pour admirer les tours de verre et d’acier qui fleurissent un peu partout dans la ville. S’étant un jour égaré sur les vastes terre-pleins qui bordent la zone portuaire il fait la connaissance d’une jeune femme excentrique qui va lui ouvrir les portes d’un univers étrange en marge de la ville et du temps.  

J'ai toujours eu un petit faible pour les romans qui, sans verser dans le fantastique ou la science-fiction, baignent dans une atmosphère étrange, onirique ou surréaliste. C'est exactement le cas de cette "Ile des rêves" qui nous fait évoluer dans un Tôkyô décalé, bien loin des quartiers traditionnels ou futuristes de la célèbre cité nippone.

Dans ce roman particulièrement minimaliste (un entrepôt, un bout de digue et seulement trois personnages) Keizo Hino nous emmène voir ce qui se cache derrière notre environnement quotidien. Il nous fait découvrir les vestiges de l’ancienne cité et nous promène dans les quartiers industriels ou sur les terrains vagues, nous forçant à regarder ces lieux déclassés où l'on ne met habituellement pas les pieds. Son île est ainsi un témoignage du passé recouvert par le modernisme des constructions d'après-guerre. Elle est aussi la preuve vivante de l’impact  du mode de vie occidental sur notre environnement. Elle est à la fois ce qu'on a oublié et ce que l'on préfère ignorer, un témoignage de notre passé et une vision de notre futur.

Mais pour le découvrir, encore faut-il s'engager sur des chemins de traverse et aller regarder le monde sous un angle nouveau. Comme Monsieur Sakai, ce n’est qu’en rompant avec notre routine que l’on peut accéder à ce monde parallèle. Pour cela, il faut accepter de sortir de sa zone de confort, il faut expérimenter, se mettre en danger.

« L’île des rêves » est donc autant une réflexion sur la ville et la place de l’homme dans l’habitat urbain qu’un appel à changer des habitudes qui, peut-être, nous font passer à côté de l’essentiel. C’est en tout cas un roman déconcertant qui m’a laissé une impression profonde. Il m’a aussi rappelé une autre île, de béton celle-là, dans laquelle James Ballard explorait déjà  les réactions de trois individus confrontés aux aberrations d’une urbanisation anarchique.

Philippe Picquier - 2012

 

 

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25 mars 2016

NOUS ENTRERONS DANS LA LUMIERE - MICHELE ASTRUD

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L’homme a une fois de plus salopé sa planète et la bombe climatique qu’il a façonnée est en train de lui péter à la gueule. La France subit une sécheresse depuis déjà trois ans et les institutions du pays se délitent progressivement. Dans un pays où le règne du plus fort est en train de s’instaurer, un homme va tenter de renouer une relation avec sa fille malade tout en essayant de sauver les archives vidéo d’une vieille amie.

 

Cela fait déjà un paquet d’années que le post-apo a débordé les strictes limites de la SF pour se faire une petite place en littérature blanche. Il y a ainsi eu « Le voyage d’Anna Blume »  de Paul Auster et « La route »  de Cormac McCarthy pour ne citer que les plus célèbres. Mais bien d’autres ont depuis emboîté le pas à ces auteurs reconnus.

Rien de surprenant à cela. Le post-apo est un terrain propice aux expérimentations de toutes sortes, une façon de tabula rasa où l’écrivain peut, tout en conservant une part plus ou moins grande de notre réalité quotidienne, affranchir ses personnages des lois et des conventions de la société qu’il fait disparaître. Il peut ainsi les confronter au débordement des passions, tester leurs réactions face à l’inconnu, les laisser, au choix, détruire ou reconstruire, inventer ou régresser. Le post-apo, c’est le champ de tous les possibles.

La cause de l’apocalypse est en revanche assez secondaire. Dans « Nous entrerons dans la lumière » c’est une sécheresse exceptionnelle qui a raison de la cohésion de la société française. On ne sait presque rien de son origine. On ne peut qu’en constater les effets : la fuite à l'étranger de ceux qui en ont les moyens, le repli égoïste de ceux qui ont encore quelque chose, le rassemblement en meutes de jeunes loups de ceux qui n'ont plus rien.

Antoine le narrateur n’a lui-même plus grand-chose si ce n’est des responsabilités. Des responsabilités envers sa femme qui le presse de le rejoindre en Amérique ; envers l’oeuvre de documentariste de Sonia son amour de jeunesse ; envers sa fille Chloé, internée dans une institution psychiatrique depuis une dizaine d’années.

Trois femmes donc et trois façons de penser sa vie. Celle de son épouse tout d’abord qui ne pense qu'à l'avenir, à épargner, à prévoir, à se faire une situation fut-ce au détriment de sa famille. Celle de l'assistante de Sonia qui garde les yeux rivés vers le passé, ne pense qu’à conserver ses archives, préserver la mémoire bref qui ne vit  que pour et par des souvenirs. Il y a enfin sa fille qui, elle, est profondément ancrée dans le présent. Sans mémoire du passé et sans attente précise de l’avenir, elle ne réclame qu’un peu de temps et d’attention, des moments de partage, joies et peines confondues.

En fait, cette histoire m’a semblé être une parabole non pas sur le sens de l’existence mais sur la façon dont nous choisissons de l’affronter. Et c’est précisément là que cet univers post-apocalyptique retenu par l’auteur prend tout son sens puisque ce sont les évènements qui vont imposer leur choix aux personnages.

La précarité de leur situation va en effet leur imposer de vivre dans l’instant. Par la force des choses, Antoine va se dépouiller de son ancienne vie, de son confort et de toutes les choses qu'il croyait indispensables. Il retrouvera alors la spontanéité qu’il avait perdue et finira par accepter ce présent qui n’est pas nécessairement oubli du passé ni rejet du futur mais qui au contraire se nourrit des expériences vécues tout en demeurant ouvert à la nouveauté.

Cette histoire de relation père/fille dans un monde en pleine transformation est donc particulièrement touchante. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce portrait de père qui prend enfin le temps de regarder grandir sa fille et qui finit par se rendre compte que les enfants sont bien plus forts qu’on ne le pense et sans doute plus aptes que nous à affronter le futur. Et d’ailleurs, le futur, n’est-ce pas eux ?

Aux Forges de Vulcain - 2016

21 mars 2016

LA BÊTE DE MISERICORDE - FREDRIC BROWN

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Découvrir un cadavre dans son jardin n'est jamais très agréable, surtout si la police se met à vous suspecter. John Medley est pourtant un paisible retraité qui semble bien incapable de tuer qui que ce soit. Pourquoi donc l'inspecteur Ramos semble convaincu du contraire ?

 

J'ai déjà lus quelques livres de Fredric Brown. L'un de SF humoristique (bof) et deux excellents romans policiers : L'esprit de la chose qui mélange SF et enquête policière et La nuit du Jabberwock qui est aussi un superbe hommage à Alice au pays des merveilles. Sans être tout à fait du même niveau, La bête de miséricorde est un bon polar, original et déconcertant.


On est en effet un peu surpris d'être informé si tôt dans l'histoire de l'identité et des motivations de l'assassin. Dès lors, les investigations des deux policiers manquent un peu d'intérêt d'autant qu'elles n'aboutissent pas malgré la conviction, justifiée, de l'un d'eux. La recherche de l'assassin semble d'ailleurs devenir secondaire et s'efface derrière une foule de menus faits quotidiens.


Il faut préciser que La bête de miséricorde est un roman choral dans lequel chaque chapitre nous est raconté par l'un des personnages, principalement les deux policiers chargés de l'enquête. Cela permet bien sûr de vivre celle-ci de l'intérieur et de suivre le cheminement de leurs réflexions et de leurs déductions. Cela permet aussi d'avoir accès à leurs impressions, de connaître leur état d'esprit et même de découvrir leur univers extra-professionnel. On apprend ainsi beaucoup sur l'état de la société américaine des années soixante, sur les relations de couple, les problèmes d'ordre économique ou les préjugés raciaux.


Mais alors que l'on commence à trouver le temps long et à penser qu'il ne se passera plus grand chose, deux rebondissements viennent nous contredire pour amener une chute que l'on croit d'abord deviner pour finalement se rendre compte qu'on s'est fait blouser. Grâce à une pirouette finale, Brown déjoue tous les pronostics et parvient, in extremis, à nous surprendre. Chapeau l'artiste !

Points Romans Noirs - 2011

16 mars 2016

LES MILLE ET UNE GAFFES DE L'ANGE GARDIEN ARIEL AUVINEN - ARTO PAASILINNA

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Après de nombreuses années de bons et loyaux services dans une usine de transformation du bois, Aaaro Korhonen a décidé de s’installer dans la capitale. Un concours de circonstance l’ayant amené à faire l’acquisition d’une pâtisserie, il décide de la transformer en librairie d’occasion avec l’aide d’une serveuse dont il s’est amouraché. Tout irait donc pour le mieux si le Ciel ne l’avait doté d’un ange-gardien particulièrement maladroit.

J’ai découvert Arto Paasilinna il y a une vingtaine d’années en lisant « Le fils du dieu de l’orage » et je n’ai depuis jamais manqué la sortie d’un nouvel opus du sympathique écrivain finlandais. J’aime me replonger dans son univers complètement loufoque et côtoyer ses personnages au caractère bien trempés qui n’ont pas peur de vivre à fond  leurs passions ou leurs lubies. Leur confrontation avec la société bien-pensante est en général explosive et l’humour, la démesure et le grotesque sont toujours au rendez-vous.


Ces ingrédients sont malheureusement distillés avec parcimonie dans ce roman, le quinzième édité en France. Cela est sans doute dû au fait que les personnages sont beaucoup plus sages qu’à l’accoutumée, mènent une vie bien pépère et sont parfaitement intégrés à la société. Il en découle fatalement des situations moins cocasses, justes quelques quiproquos tenant au fait que le héros se déplace en corbillard.


Les interventions malencontreuses d’Ariel Auvinen apportent bien un peu de piment dans la vie du pauvre Aaro Korhonen mais toutes ces bourdes finissent par devenir répétitives et ne changent pas beaucoup l’existence de son souffre-douleur. Finalement, les passages les plus intéressants sont ceux où un démon tente de débaucher cet ange-gardien si doué pour faire le malheur ou encore lorsqu'il se fait remonter les bretelles par l'ange Gabriel.


Bref l’histoire manque de relief, l’humour est bien trop timide et la satire sociale totalement absente. C’est donc un Paasilinna très en-dessous de la moyenne que l’on lira néanmoins si, comme moi, on est un inconditionnel de l’auteur. Les autres n’auront qu’à piocher un autre titre : « Le fils du dieu de l’orage » par exemple !

Gallimard - Folio - 2015

10 mars 2016

CONTES DE LA FOLIE ORDINAIRE - CHARLES BUKOWSKI

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Quand on s'apprête à lire un bouquin de Bukowski on sait d'avance qu'il sera question de baise, d'alcool et de défonce en tout genre. Le bonhomme n’a rien d’un esthète ou d’un fin gourmet. Il est plutôt du genre à préférer une canette de bière à une coupe du meilleur champagne. Et c’est pareil côté style. Pas de phrases léchées, de jolies tournures ou de vocabulaire soigneusement choisi. Son écriture est spontanée, très parlée, accompagnée le plus souvent d’un langage ordurier du style : « Je vais te b….r jusqu'à l'os, je vais te b….r jusqu'à ce que la m…e te sorte du c.l. ». Les cul-serrés et les âmes sensibles passeront donc leur chemin. Les autres vivront une expérience inédite, pas forcément glamour mais néanmoins très enrichissante.

De ce recueil, deux nouvelles sortent du lot en ce sens qu'elles appartiennent au domaine de la SF et du fantastique : «Le petit ramoneur» est un peu une version trash de « L'homme qui rétrécit » dans laquelle une sorcière rapetisse son mari afin de le transformer en sex toy grandeur nature et «La machine à baiser» qui nous parle ben… d’une machine à baiser, en l’occurrence un androïde créé à l'image d'une femme et que son concepteur a décidé de prostituer. Mais même les machines peuvent tomber amoureuses…

Ces deux exceptions près, les autres textes sont tous plus ou moins autobiographiques car, qu'il s'appelle Hank, Dan, Henry ou Buk, c'est toujours de lui que l’auteur nous parle. On le découvre ainsi postier ou manutentionnaire, pigiste dans un journal (Vie et mort d’un journal underground) et  bien sûr écrivain. On apprend qu’il a fait l’expérience de la prison lorsqu'il fut incarcéré pour insoumission (J'ai vécu avec l'ennemi public n°1) et qu’il a souvent eu affaire aux représentants de la loi. On traîne avec lui dans les bars, les hôtels de passe et les taudis crasseux et on fréquente tout un monde d’ouvriers et d’employés, de putes et de traîne-misère, tous les laissés-pour-compte du rêve américain. On vit sa vie décousue,  sans fondations, perspectives ni idéal mais qu’apparemment il n’échangerait pour rien au monde.

On se demande alors si la « folie ordinaire » dont il nous parle, désigne cette existence chaotique, ce suicide alcoolisé auquel il s'adonne jour après jour, ou au contraire la vie rangée et monotone de l'américain moyen. Une vie dite normale qui semble lui causer une peur quasi panique comme en témoigne cette réflexion : « Arrivée du copilote, avec ses grosses fesses, sa lourde mâchoire, son pavillon de banlieue deux étages, ses quatre gosses et sa bonne femme cinglée. »

Ne nous y trompons pas, Bukowski n’est pas qu’un obsédé sexuel, alcoolique et obscène. En dépit de ses excès et de son sale caractère, le bonhomme est attachant. Son exubérance et sa grossièreté relèvent davantage de la franchise poussée à l’extrême que d’une réelle volonté de choquer. Chez lui pas de faux-semblants, tout est véridique, en particulier son amour de l’autre, quelque il soit, homme ou femme. Surtout les femmes…

J'ai Lu

 

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2 mars 2016

LE CYCLE DE TSCHAÏ - JACK VANCE

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Le cycle de Tschaï est sans le moindre doute la plus connue et la plus emblématique des œuvres de Jack Vance, celle qui caractérise le mieux son univers et qui a fait de lui le maître incontesté du planet opera. Son intrigue est pourtant d’une grande simplicité puisque toute l’histoire repose sur la volonté d’un terrien échoué sur une planète inconnue, de trouver le moyen de retourner chez lui. Tout au long des quatre volumes qui composent ses aventures, Adam Reith cherche à mettre la main sur un vaisseau spatial capable de le ramener sur Terre. Ce faisant, il parcourt en tous sens la planète Tschaï et découvre les multiples races qui la peuplent. On le voit, il n'y a là rien de particulièrement fouillé et pourtant ses romans se dévorent en un rien de temps.

C’est que Jack Vance a du métier et sait varier ses effets. Chaque tome baigne dans une ambiance différente, médiévale pour le Chasch (caravanes commerciales, despotes régnant sur une citadelle, culte mortifère), renaissance italienne dans le Wankh (pirates, guildes d’assassins, duels) et enfin plutôt XIXème siècle, genre ruée vers l’or, pour le Dirdir. Cela lui permet d’éviter des situations par trop semblables et empêche la monotonie de s’installer. Et puis soyons honnêtes, il se passe quand même pas mal de choses. En compagnie de notre héros, nous voyageons sur mer, dans les airs et sous terre ; il y a des batailles, une chasse au trésor, des jeux du cirque et bien d'autres scènes d'action.


Mais surtout il y a son talent de créateur d’univers. L’imagination de Jack Vance est stupéfiante lorsqu’il s’agit d’inventer de toutes pièces des sociétés originales et de concevoir leur organisation et  leurs particularismes dans les moindres détails.  Il nous emmène ainsi dans la steppe du Kotan où vivent les Kruthes dont le rôle, le rang et le comportement sont définis en fonction de l’emblème qu’ils portent sur leur casque ; il nous fait débarquer à Vervodeï  en ce pays de Cath où les habitants disposent de plusieurs noms qu’ils utilisent en fonction des circonstances, nous assistons aussi aux étranges pratiques sexuelles des khors, nous baguenaudons dans Urmank la ville dédiée aux jeux d’argent et partons même à la pêche aux sequins dans les redoutables Carabas où les Dirdir chassent le gibier humain… C’est un véritable melting pot de races et de peuples, un gigantesque brassage de cultures et de traditions, un continuel mélange de modernisme et d’archaïsme.

Le très grand nombre de personnages qui peuplent ces romans compte aussi pour beaucoup dans la qualité du récit. Je passerai rapidement  sur Adam Reith qui campe un héros particulièrement monolithique, parfait représentant de cette Amérique des années soixante sûre d’elle et qui ne dévie jamais de l’objectif qu’elle s’est fixé.  Ses compagnons sont heureusement beaucoup plus nuancés et par là même plus attrayants. On voit leur personnalité évoluer au fil des romans et des expériences vécues. C’est ainsi un plaisir que de voir Zap 210 faire l’expérience de sa féminité et découvrir la sexualité ou d'assister aux changements qui s’opèrent chez Traz Onmale qui passe de l’état de barbare un peu fruste à celui de jeune homme à l’aise dans un monde moderne, sans oublier bien sûr la mauvaise foi de Anke at afram Anacho.

Mais il y a aussi quantité de seconds rôles qui apportent de l’épaisseur à l’histoire et font vivre tous ces lieux enchanteurs. J’ai ainsi pris plaisir à détester l’abominable Aïla Woudiver qui jouera plus d’un mauvais tour à notre héros ou à m’agacer du mercantilisme de Zarfo Detwiler le sympathique mais ô combien intéressé technicien lokhar. Je pense encore à Ylin-Ylan, la fleur de Cath qui sombrera dans la folie de l’Awaile, à son compatriote Dordolio Or et Cornaline le gandin insupportablement arrogant, à Baojian, à Artilo, à Cauch et tant d’autres.

Alors, si d’aucun hésitent encore à se lancer à l’assaut de ces quatre volumes, qu’ils se rassurent, le temps passe bien vite en compagnie d’Adam et de ses compagnons. Beaucoup trop vite !

J'ai Lu

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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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