Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
SF EMOI
Publicité
30 juillet 2013

CIGALE EN CHINE - PAUL D'IVOI

jl1471-1983

Chargé par le tsar de remettre une missive à son ambassadeur à Pékin, Cigale arrive dans une capitale chinoise en pleine effervescence. Menés par le prince Tuan et avec l'accord tacite de l'impératrice Tsou-Hsi, les boxers s'en prennent aux intérêts des puissances occidentales. Les chrétiens sont persécutés, des missions religieuses attaquées et même les ambassades semblent menacées.

Par un fâcheux concours de circonstance Cigale se retrouve enfermé dans la cité interdite où il rencontre René Loret, un jeune diplomate captif de la princesse Roseau Fleuri. Eprise du beau français, celle-ci est prête à tout pour en faire son époux. Bien que répondant à ses sentiments, René entend rester fidèle à son pays et aspire à rejoindre ses compatriotes dans l'adversité. Ils devront tous les trois en passer par bien des épreuves avant de récolter le fruit de leur détermination.

Et revoilà Cigale, le titi parisien en compagnie duquel nous avons vagabondé dans l'Inde des brahmanes et des tigres dans le précédent volume des "Voyages excentriques". Le gamin de Paris a bien grandi. Après un long séjour en Russie dont l'auteur ne nous dévoile pas grand-chose, il est devenu un bel adolescent de dix-sept ans qui s'est affranchi de la tutelle du Dr Mystère et a pris son destin en mains. Le voici donc en Chine, juste à temps pour venir mettre son grain de sel dans un évènement de portée internationale : la révolte des boxers.

D'emblée, Paul d'Ivoi annonce la couleur en faisant dire à son héros dès la deuxième page : Ils me dégoûtent, les chinois. Alors pas de doute ce sont bien les macaques jaunes qui devront supporter le fiel de ses critiques moqueuses et parfois même violentes.

Cela fera des vacances aux anglais qui, une fois n'est pas coutume, sont les alliés des français. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls puisque toutes les puissances occidentales se voient contraintes de faire cause commune à l'occasion du célèbre "siège des légations" que Hollywood portera à l'écran dans "Les 55 jours de Pékin". Mais alors que le film met en avant le rôle des américains, ce sont ici les soldats français qui sont à l'honneur, faisant preuve d'un courage et d'un mépris du risque extraordinaires tandis que leurs femmes sont exemplaires de dévouement et de bonté.

Ceci excepté, la relation de Paul d'Ivoi semble assez exacte quant à la chronologie des évènements et les noms des principaux protagonistes. L'ouvrage est écrit en 1901 soit un an après cet épisode sanglant qui lui fournit ce qu'il faut d'héroïsme et de romanesque pour ne pas être tenté de trop en rajouter. Cela explique sans doute aussi que l'on y trouve pas une once de SF.

Le reste de l'histoire est placée sous le signe de la claustration puisque les héros se trouvent enfermés à deux reprises dans la cité interdite de Pékin. L'occasion pour l'auteur de nous promener dans cette ville dans la ville (une carte est insérée dans le livre) et de nous faire découvrir toute la complexité du protocole de la cour chinoise. L'occasion aussi de mettre en scène quelques-unes de ces évasions rocambolesques dont il est friand.

Entre ces deux "incarcérations" s'intercale une périlleuse mission à travers un pays sillonné par les bandes armées et au cours de laquelle Cigale en profitera pour participer au débarquement de Takou et faire le coup de feu à Tien Tsin.

Mais si l'adolescent se démène comme un beau diable et se trouve toujours à l'initiative des mauvais coups joués à l'ennemi, ce sont bien les amours contrariées de René Loret et Roseau Fleuri qui constituent le fil conducteur du roman.

Ces Roméo et Juliette au pays des boxers, lui diplomate français et patriote jusqu'au bout des ongles, elle princesse chinoise habituée au luxe et à l'obéissance, se trouvent en effet au centre de la tourmente. Victimes du conflit qui oppose leurs pays, il leur faudra beaucoup de temps et d'efforts pour faire triompher leur idylle. Ils y parviendront néanmoins en surmontant les préventions et les préjugés séparant leurs communautés.

Encore faut-il préciser que c'est surtout la jeune et jolie asiatique qui fera l'essentiel du chemin. Mais pouvait-il en aller autrement tant Paul d'Ivoi semble convaincu de la supériorité de la culture occidentale : Le courage, cette vertu innée de la race blanche ou encore Combien vous êtes supérieurs à ceux qui vous combattent.

Tout au long du roman, les chinois seront systématiquement dénigrés. Ils sont superstitieux, cruels, machiavéliques et cupides et, malgré son raffinement, leur culture demeure arriérée. L'auteur consacre d'ailleurs une dizaine de pages à nous démontrer la pauvreté de la langue chinoise en dépit de ses 40000 caractères.

Mais ce qu'il oublie, c'est que si Roseau Fleuri et son oncle Liang finissent par adopter la manière de penser des occidentaux, c'est au bout d'un long débat avec eux-mêmes, après avoir eu le courage de se remettre en question et de faire leur auto critique alors que nos chers français demeurent confits dans leurs certitudes...

Le roman sait aussi être plus léger. Les scènes amusantes ne manquent pas qui voient les chinois faire les frais de leur cupidité et de leur superstition. Tour à tour, un aubergiste, un roué banquier et un mandarin seront ainsi les victime d'un Cigale en grande forme.

Signalons encore que, même s'ils ne sont pas les grands méchants de l'histoire, les anglais restent la cible de vilaines petites piques dont celle-ci n'est pas la moins savoureuse : Tous ces officiers comprenaient le français, cette langue des lettrés de toutes nationalités, car si l'anglais est l'idiome commercial, le « parler de France » est demeuré le préféré de la diplomatie, des hauts commandements militaires, des savants. Répartition juste entre deux langues nées, l'une dans le pays où l'on vend, l'autre dans le pays où l'on rêve.

Et pour finir, je vous laisserais sur cette jolie citation qui nous change agréablement des discours patriotiques de l'auteur : La pensée domine le monde, se rit des calculs étriqués des souverains, des classes privilégiées. Elle triomphe parce qu'elle émane de l'âme de l'humanité.

J'ai Lu - Voyages Excentriques - 1983

 

Publicité
25 juillet 2013

LA PUGNACE REVOLUTION DE PHAGOR - DANIEL WALTHER

FnAnt1317-1984Hainal d'Izanie, commandeur du Navire Gris, et Rashmal Khan des steppes infinies lient connaissance dans le cul de basse fosse où les oligarques de Wahlrunde les ont précipités. Le premier parce qu'il a osé critiqué le pouvoir de Créosoth IV et le second parce qu'il est le chef des nomades qui menacent ses frontières.

Unissant leurs efforts ils parviennent à s'échapper de l'infernale prison souterraine et entrent en rébellion. La découverte d'armes étranges et redoutables les aidera grandement.

Sous ce titre original se cache un roman qui l'est beaucoup moins. Tout juste une banale histoire de vengeance sur fond de révolte populaire, le tout dans un univers de science fantasy.

L'intrigue, filiforme et sans surprise, n'a rien d'excitante et me fait penser que Daniel Walther a privilégié la forme au fond. Son style est en effet assez particulier, tout de mots choisis, d'expressions recherchées et de phrases alambiquées. Une écriture précieuse et raffinée qui évoque parfaitement l'ambiance décadente de la société de Phagor, pourrie et corrompue.

Malheureusement, il s'attarde longuement sur des scènes qui n'apportent rien au récit (les jeux du cirque, une partie fine à trois) et expédie l'essentiel en deux coups de cuillère à pot. La révolte de la population de Wahlrunde et l'offensive des nomades sont traitées en à peine deux ou trois pages. L'évasion des deux héros et la façon dont ils fomentent la rébellion sont à peine évoquées et seule l'offensive finale contre la forteresse du tyran bénéficie d'un traitement suffisant.

C'est bien dommage car l'auteur avait assez de matière pour étoffer son récit. Les seconds rôles ( la courtisane, le marchand d'esclave, la putain au grand cœur) sont particulièrement attachants, les détails (faune, flore, villes et palais) nombreux et variés, et les relations entre personnages (amours, haines) promettaient beaucoup.

Reste finalement une belle histoire d'amitié entre deux hommes forts différents, une confrontation de caractères intéressante entre le farouche guerrier nomade et l'aristocrate désabusé et rêveur.

Fleuve Noir Anticipation - 1984

20 juillet 2013

LES PIERRES SAUVAGES - FERNAND POUILLON

51oZg4+CbML__Au XIIème siècle, le récit journalier de la construction d'une abbaye cistercienne. 

"Comme tout se termine en bilan, je laisse ce cahier de petits faits, de personnages. Il résume l'histoire de la naissance d'une abbaye". Ces mots que Fernand Pouillon place sous la plume de son personnage définissent parfaitement le contenu de son roman.  

Grâce au témoignage d'un maître d'œuvre, nous assistons à l'édification de l'abbaye du Thoronet dans l'arrière-pays provençal. Nous découvrons avec lui les difficultés techniques, financières ou humaines qu'il faut aplanir jour après jour.  

Nous voyons vivre et grandir la petite communauté religieuse au fil des saisons. L'été sous le soleil et dans la poussière, l'automne qui gonfle les rivières et provoque des inondations, l'hiver qui engourdit tout un chacun... et nous assistons à ces milles et un menus faits qui font la vie de ce chantier. 

Ce roman est aussi un vibrant hommage au petit monde des artisans : Paul le tailleur de pierre, un fort en gueule aux opinions bien arrêtées, Joseph le maître potier fier de son art et un peu porté sur la bouteille, mais également la foule des anonymes, frères convers, manœuvres et paysans.  

Bel ouvrage sur la puissance de la foi, sur l'amour de son métier, sur l'humilité et la capacité à se sublimer pour réaliser ses idéaux, "Les pierres sauvages" vous fera regarder autrement les bâtiments religieux qui parsèment la France. 

Editions du Seuil - Le Livre de Poche - 1973

 

15 juillet 2013

LA MEUTE - SERGE BRUSSOLO

GdV-sb02

La vieille demeure des Mareuil-Mondesco abrite bien des choses inquiétantes : un grand parc retourné à l'état sauvage, une collection d'animaux empaillés, la statue de cire de Werner, le célèbre chasseur, géant séducteur et impitoyable et... deux personnages à l'esprit passablement dérangé. Il y a d'abord Georges, l'héritier des Mareuil-Mondesco, un psychopathe qui agresse les femmes pour leur "voler" chevelure et toison pubienne. Il y a ensuite Sarah, l'orpheline SDF qui a par hasard trouvé refuge derrière les murs de la grande maison. Entre ces deux individus si dissemblables s'est instauré un pacte de l'horreur. La jeune femme s'occupe des repérages avant chaque agression et aide Georges à surmonter les crises qui l'assaillent sitôt son forfait accompli. En échange, ses victimes sont choisies parmi les femmes dont Sarah souhaite se venger. Ce fragile équilibre tiendra-t-il encore longtemps alors que des forces mystérieuses semblent être à l'œuvre dans la mystérieuse demeure ? 

Les aficionados de maître Serge se trouveront en terrain de connaissance avec ce roman dans lequel leur écrivain favori donne libre cours à ses obsessions coutumières. Ils ne seront donc surpris ni par les lieux choisis, ni par la personnalité des héros, ni par le déroulement de l'intrigue. Pour autant, il s'agit encore une fois d'une histoire passionnante qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. 

L'action se déroule dans l'un de ces lieux clos que l'auteur affectionne. Une maison gigantesque, enclave mystérieuse au cœur de Paris, dotée d'un parc protégé de hauts murs, d'une immense verrière, de balustres et de colonnades. Une demeure baroque et inquiétante qui joue un rôle de premier plan. Presque un personnage à part entière.  

Ses occupants sont tout aussi déroutants. Un duo de névrosés, paranoïaques, maniaques et agoraphobes. Deux individus pitoyables qui ont en commun une enfance éprouvante où ils ne connurent que brimades et discipline. Leur histoire nous est contée par bribes, nous livrant ainsi les clés de leur personnalité et les motifs de leurs agissements présents. On apprend ainsi à connaître ces deux âmes blessées dont les relations sont au cœur du récit. Unis par une complicité forcée, ils se serviront l'un de l'autre jusqu'à ce que les circonstances en fassent des ennemis. Ils se livreront alors une lutte sans merci au cours d'un huis clos aussi étouffant que palpitant.  

Le décor planté et les acteurs identifiés, le spectacle peut alors commencer. A partir d'une idée somme toute assez basique, l'auteur va construire l'une de ces histoires abracadabrantes dont il a le secret. Cette fois-ci, c'est la taxidermie qui est à l'honneur. Un thème bien appétissant pour cet écrivain qui n'aime rien tant que martyriser les chairs et transformer les corps. Un thème qui va lui permettre de distiller ses trouvailles en un crescendo époustouflant.  

Tout commence avec Mareuil-Mondesco père et son amour immodéré de la chasse. Une passion qui le pousse à empailler ses trophées puis à les faire poser en des copulations choquantes et morbides.C'est ensuite la paranoïa du fils qui s'imagine devoir réparer les crimes deson père en offrant aux animaux naturalisés une compensation sous la forme de scalps humains. C'est enfin l'idée géniale et démente qui voit ces mêmes animaux accoucher de fœtus monstrueux dotés d'un appétit insatiable.  

Mais La meute, c'est aussi et surtout un roman sur la folie. Qu'elle soit passion dévorante pour la chasse, vengeance exacerbée, délire paranoïaque, elle est partout présente. Elle explique tout, du moins jusqu'à ce que le roman ne bascule définitivement dans un fantastique qui n'était alors qu'une hypothèse de cerveaux malades. A noter que, comme dans La nuit du venin, l'héroïne ne pourra rien contre le mal contenu dans les limites de la maison et qu'elle sera même le vecteur de sa propagation dans le reste du monde. 

Editions Gérard de Villiers - Serge Brussolo - 1990

 

10 juillet 2013

VUZZ... - P. A. HOUREY

RF032

Un gigantesque aérolithe s'est écrasé à proximité de Paris, détruisant villes et villages et causant d'importants dégâts jusque dans la capitale. Mais le pire est toutefois à venir car le météore exhale une vapeur qui provoque l'apparition d'une pustule noire sur le visage de la victime, puis une léthargie conduisant inexorablement à la mort. L'épidémie a tôt fait de se répandre et Paris et sa région sont contaminés. Un journaliste et une équipe de chercheurs vont unir leurs efforts pour trouver le moyen de contrer l'étrange maladie.

"Vuzz..." est un roman qui fleure bon ses années cinquante. Un ton grandiloquent, des tournures de phrases désuètes et des héros aux personnalités caricaturales, qu'ils soient journaliste intrépide, fiancée dévouée ou vieux professeur bourru. Il s'agit néanmoins d'un roman catastrophe tout à fait convenable en dépit d'un découpage en trois parties de qualité assez inégale.

La première est sans doute la plus intéressante. En compagnie du journaliste Jacques Morfil nous nous aventurons sur les lieux dévastés par le météore et découvrons l'étendue des dégâts. Dans une ambiance d'exode, nous assistons aux progrès de la terrible maladie et à ses conséquences : la panique et les mouvements de foule, les populations trouvant le réconfort dans l'alcool ou la religion, des lieux désertés et, bien sûr, les inévitables scènes de pillage.

Puis nous changeons de décor et de personnages. Au cœur de Paris, dans les murs de l'institut de la recherche cosmique, l'équipe du professeur Thelme tente désespérément de trouver un remède à l'épidémie. Cela nous donne quelques chapitres extrêmement ennuyeux durant lesquels le biophysicien Noël Mayen joue les cobaye tandis que sa fiancée l'assiste de son mieux.

C'est dégoulinant de bons sentiments, une vraie guimauve. Tenez ! Goûtez-en un morceau : « Derrière la vitre, Hélène lui sourit. Ce visage adoré l'aide merveilleusement à supporter l'épreuve. En sa présence, il se sent moralement rénové, sa confiance, son énergie décuplées. Un héros de la science, un bienfaiteur de l'humanité, voilà ce qu'il veut-être pour elle ». Ecœurant, non !

L'auteur se rachète heureusement avec une troisième partie en forme de bilan matériel et humain du désastre. Il y sera aussi question des conséquences parfois inattendues de la catastrophe et notamment de l'enrichissement inattendu d'un fabricant de perles : une vrai petite leçon d'opportunisme et de capitalisme.

Quant à la fin du roman, elle est beaucoup moins convenue que l'on aurait pu s'y attendre et nous fait considérer d'un œil nouveau la nature du fléau qui s'est abattu sur Terre. Maladie, organisme vivant, arme extra-terrestre ? Toutes les hypothèses demeureront envisageables.

Gallimard - Le Rayon Fantastique - 1955

 

Publicité
5 juillet 2013

LE CRI DU CORPS - CLAUDE ECKEN

FnAnt1793

Fraîche émoulue de la fac de médecine de Montpellier, Aziki M'Bouhilé vient tout juste d'ouvrir son cabinet médical. Malgré son enthousiasme, les affaires ne sont pas florissantes et elle peine à rembourser les lourds emprunts qu'elle a contractés. Ces problèmes d'argent ne sont d'ailleurs pas les seuls. La secrétaire héritée de son prédécesseur est une vieille harpie qui lui mène la vie dure, son frère est un trafiquant de drogue recherché par la police et l'homme qu'elle aime un incorrigible séducteur. Et puis il y a Raymond Corlet, le petit homme falot qui vient la consulter presque quotidiennement pour toutes sortes de pathologies. Un malade imaginaire qui finit par l'agacer et dont elle cherche  désespérément à se débarrasser. Jusqu'au jour où il développeune étrange maladie...

Je me demande ce que ce livre peut bien faire dans la collection Anticipation du Fleuve Noir. Ce n'est pas de la SF, ce n'est pas non plus de la fantasy et c'est à peine si le fantastique y pointe le bout de son nez. Et encore faut-il faire la part de la métaphore.

De fait, ce roman nous parle avant tout de rapports humains, des relations que nous entretenons avec les autres, amis, famille, collègues et, plus généralement, de la difficulté à maintenir des liens sociaux dans notre société moderne.

Il y est d'abord question du couple patient/médecin. Claude Ecken décortique cette relation intime et ambiguë entre un malade qui souvent attend trop de son docteur et ce dernier qui pense tout régler avec une ordonnance.

En l'espèce, Raymond Corlet n'est pas un simple hypocondriaque. Son mal est beaucoup plus profond et s'il somatise d'une manière effarante c'est pour manifester sa complète inadaptation à la société. Il a une image de soi totalement dégradée et souffre de celle que la société lui renvoie ; une véritable peur sociale apparue à l'adolescence et qui n'a fait depuis que s'accentuer.

Une maladie que les médicaments seuls ne peuvent soigner comme va s'en rendre compte Aziki. Elle comprendra aussi que ses propres problèmes proviennent également d'un manque de communication, que ce soit avec son frère ou avec son ex.

Le cri du corps est donc un roman étrange qui ne parle ni de monstres ni d'aliens mais des démons que l'on porte en nous et qui s'avèrent peut-être plus difficile à affronter.

Fleuve Noir Anticipation - 1990

 

Publicité

FLEUVE NOIR
fl no
ANTICIPATION

 

 

Publicité
SF EMOI
  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Archives
Publicité