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26 septembre 2013

LA MISSION DE RUN LE TORDU - LEON LAMBRY

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Aux premiers âges du monde, la vie est dure pour tout un chacun et plus encore pour ceux qui souffrent d'un handicap. Run, qu'un accident a rendu infirme, va toutefois prouver aux membres de sa tribu que la sagesse peut remplacer avantageusement la force. Il parviendra même à prendre la tête de son clan et à le mener vers un avenir plus serein.

J'aime beaucoup les ouvrages de la "collection bleue" de chez Tallandier dont les jolies couvertures et les titres évocateurs sont de véritables invitations à la lecture et au rêve. Aussi, lorsqu'il m'arrive d'en dénicher un pas trop cher dans une brocante ou un vide grenier, je me laisse presque toujours tenter. C'est ainsi que j'ai acquis ce roman de Léon Lambry qui, en dépit de son âge et du public visé, ne verse pas trop dans le fleur bleue ou les bons sentiments.

Run le Tordu est l'un de ces livres dont l'action se déroule aux temps préhistoriques, ces fameux âges farouches qui virent cro-magnon quitter sa caverne pour entamer son long chemin vers la connaissance. Il nous relate la quête du savoir et d'un mode de vie civilisé menée par un homme plus évolué que ses congénères.

Le récit ne comporte pas de véritable intrigue mais nous invite à suivre la dure existence de deux clans alliés puis la longue marche qui les conduira des rives de la Loire au bord du lac Léman. Un chemin semé d'embûches au cours duquel le jeune héros prendra l'ascendant sur sa tribu grâce à la vivacité de son esprit.

Tout au long de l'histoire, Run fera la démonstration de la prééminence de l'esprit sur la force brute. Son sens de l'observation, ses capacités de réflexion et son don pour la parole lui permettront de créer des inventions, d'anticiper les évènements et d'influer sur les décisions de la tribu.

Il fera également preuve d'un sens politique assez remarquable. Evitant de heurter les anciens, s'attachant la fidélité de ses alliés par les cadeaux et la flatterie, il use de toutes les ficelles de la diplomatie. Il comprend aussi très vite l'avantage qu'il peut avoir à installer l'un de ses amis dans les fonctions de chamane ; l'alliance séculaire entre les pouvoirs temporel et spirituel vient de naître.

Bien entendu, le récit est aussi ponctué de nombreux épisodes héroïques. On y affronte l'ours des cavernes ou le chat sauvage, on abat l'aigle voleur d'enfant et l'on se bat avec les tribus voisines. On trouve aussi le temps d'améliorer le quotidien (vêtements, armes et outils) et même d'inventer l'écriture quelques siècles avant les mésopotamiens !

Au final, cela nous donne une petite lecture toute gentillette qui ne souffre cependant pas la comparaison avec les romans du grand Rosny.

Editions Jules Tallandier - Grandes Aventures & Voyages Fantastiques - 1931

 

 

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21 septembre 2013

L'ARAIGNEE DE YOSHIWARA - FELIX BRENNER

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C'est à la demande de son ami, le journaliste Toshihiro Mirayama, qu'Adam Legrissard débarque à Tokyo pour enquêter sur une série de morts suspectes. Pourtant, Adam n'est ni policier, ni détective. Son terrain de prédilection c'est l'occultisme et le surnaturel, un domaine où il est reconnu comme une sommité. Et précisément les décès dont Toshihiro souhaite l'entretenir n'ont rien de très naturel puisque les cadavres retrouvés portent tous les mêmes stigmates : le corps couverts de coupures, les yeux expulsés de leurs orbites et un sourire d'extase figé sur les lèvres. Leurs investigations les mèneront dans les bas-fonds du Tokyo d'hier et d'aujourd'hui et leur feront côtoyer quelques créatures étranges et dangereuses.

Il n'est pas très fréquent qu'un auteur de fantastique français choisisse le Japon pour cadre de son récit. Alors félicitons Félix Brenner d'en avoir eu l'idée même s'il a bien un peu triché en allant y vivre quelques années (c'est la 4ème de couv' qui me l'a dit).

A première vue sa description de Tokyo semble tenir la route. Ville immense et banlieue tentaculaire, échangeurs gigantesques, gares bondées, agitation fiévreuse à toute heure du jour et de la nuit, ça fait peut-être un peu docu-télé, mais ça fonctionne. Idem pour les vieux quartiers et leurs maisons de bois, les portes coulissantes, les cloisons de papier... Le Japon de tradition et de modernité est bien au rendez-vous.

Il y a aussi quelques détails qui viennent ajouter une touche de vécu : Shibuya et son célèbre carrefour, la statue d'Hachiko chien fidèle et les parties de Pachinko. Et au milieu de tout ça, des millions de tokyoïtes. Si, si ! C'est bien comme ça qu'on dit même si ça sonne bizarre à l'oreille. A la nôtre en tout cas, parce que Félix, lui, les tokyoïtes, il aime. Au point de nous en causer à tout bout de champs.

Mais son livre n'est pas un guide touristique ni un condensé de lieux communs sur le Japon et, s'il y a bien des geishas et des yakuzas, ils sont d'un genre un peu particulier. Son histoire n'est pas trop mal ficelée. Après une entrée en matière sur fond de règlement de comptes au sein de la mafia nippone, on bascule rapidement dans le fantastique le plus pur en compagnie d'une femme-araignée dont le baiser n'est pas de cinéma.

La donzelle est en effet la vedette d'une attraction mortelle et la cause d'une véritable hécatombe chez les riches industriels du soleil levant. Et ce n'est pas le courageux journaliste ni son ami français qui y pourront grand-chose, coincés qu'ils seront entre un vampire modern-style, des mamies-san dopées aux amphets. et un trio de freaks que n'aurait pas désavoué Tod Browning. Notre gentil héros est d'ailleurs vite dépassé. Il a beau être docteur es bizarreries, il ne sera finalement que le simple témoin de ce qui s'avère être la conclusion d'une histoire d'amour pluri séculaire.

Eh oui, L'araignée de Yoshiwara, c'est une sorte de Tristan et Yseult made in Japan. En un peu plus gore tout de même car, Collection Frayeur oblige, nous aurons droit à une série de meurtres bien cracra. Éventrations, gorges savamment tranchées, explosion de globes oculaires, l'amateur d'hémoglobine ne sera pas déçu. Il le sera en revanche par une conclusion un peu hâtive et étonnamment romantique. Qui l'eut cru !

Fleuve Noir - Frayeur - 1994

 

16 septembre 2013

FAMINE - GRAHAM MASTERTON

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Ed Hardesty est préoccupé. Comme d'autres exploitations du Kansas, ses champs de céréales sont atteint par une mystérieuse rouille qui prolifère à une vitesse surprenante. Voyant la faillite se profiler, il interpelle le sénateur Jones, un poids lourd de la politique locale. Ce faisant, il ignore que ce dernier est un politicien corrompu qui voit dans les malheurs des fermiers le moyen de capter des fonds à son profit.

Mais tous deux sont bientôt dépassés par les évènements. La rouille s'est étendue à toutes les cultures du pays, la plupart des silos à grains ont été contaminés par des isotopes radioactifs et les stocks de nourritures infectés par la toxine botulique. Devant l'imminence d'une pénurie de nourriture, la panique s'empare de la population et les émeutes commencent. Dans cette ambiance de fin du monde, Ed Hardesty va tenter de sauver sa famille.

C'est sûrement pour des raisons bassement commerciale que ce roman a été divisé en deux petits tomes de 250 pages. Quoiqu'il en soit, le premier à la saveur d'un thriller politico-financier. Il nous plonge dans une histoire de détournement de fonds perpétré par un politicien véreux. On y cause magouilles et compte off-shore tandis que le FBI et les journalistes enquêtent sur un vilain sénateur. Chacun y joue le rôle que l'on attend de lui, sans beaucoup de surprise mais avec ce qu'il faut de conviction pour nous accrocher.

Ce tome permet aussi à l'auteur d'expliquer la genèse de l'incroyable famine qui s'annonce. Car très vite, le roman catastrophe éclipse l'intrigue policière. Et quelle catastrophe. Ni plus ni moins que l'effondrement de la première économie mondiale. On a d'abord un peu de peine à croire qu'un pays aussi puissant que les Etats-Unis puisse s'écrouler en l'espace de quelques jours.

Cependant, si l'on prend la peine d'y réfléchir, cela n'a rien d'invraisemblable. Il n'est que de se rappeler les ruées vers les denrées de première nécessité (riz, pâtes et huile) qu'entraîne invariablement l'annonce d'une grève. Il est donc tout à fait possible qu'une famine généralisée puisse désorganiser les pouvoirs publics et asseoir le règne du chacun pour soi. Graham Masterton le décrit d'ailleurs très justement en deux petites phrases : La fraternité avait été un luxe que seule l'abondance avait permis de maintenir. A présent chaque communauté raciale, éthique et sociale, se repliait sur elle-même afin de se protéger, et en quelques jours la nation se divisa en tribus.

C'est donc à une gigantesque lutte pour la survie que nous assistons dans le reste du roman. L'auteur multiplie les scènes percutantes : pillages, viols, lynchages et bien d'autres qui font froid dans le dos. Je pense notamment à ce père de famille qui tue l'une après l'autre ses trois fillettes qu'il ne peut plus nourrir.

Mais en dépit de leur intensité dramatique, ces épisodes n'ont rien de très original puisqu'on les retrouve dans la plupart des post apo. Et c'est bien là qu'on se rend compte des limites de ce roman. A part ces descriptions hallucinantes d'une Amérique qui s'enfonce dans l'anarchie, il n'y a pas grand intérêt à suivre l'épopée de Ed Hardesty à travers les States et seule l'envie de découvrir les auteurs du complot nous tient en haleine. Graham Masterton saura heureusement combler notre attente et le roman s'achève sur une fin ouverte qui lui va plutôt bien.

Naturellement - Forces Obscures - 2000

 

11 septembre 2013

LA MALLE SANGLANTE - MAURICE LEVEL

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Pour constituer son catalogue, l'éphémère collection Marginalia a pioché dans les œuvres mineures d'écrivains reconnus (Les forceurs de blocus de Jules Verne, Le pourvoyeur de cadavres de Robert Louis Stevenson, Les clés mystérieuses de Maurice Leblanc) mais a aussi exhumé les textes d'auteurs plus confidentiels. Maurice Level est l'un de ceux-là. La préface nous apprend que cet écrivain né en 1875 et mort en 1926 a surtout œuvré pour le Grand-Guignol, ce théâtre qui faisait la part belle aux pièces horrifiques et macabres. Les deux longues nouvelles, ou plutôt novellas comme c'est qu'on dit de nos jours, ne versent pas précisément dans ce genre mais distillent néanmoins une bonne dose de suspens.


La malle sanglante est un huis clos prenant qui se déroule dans un petit appartement parisien. Nous sommes chez Fred et Guiret deux étudiants en médecine criblés de dettes qui viennent de voir s'envoler leurs derniers espoirs de se refaire après une partie de poker malchanceuse. Une fois leurs compagnons de jeu partis, les deux amis envisagent sérieusement de se suicider lorsqu'ils découvrent sur le sofa la bourse de Chouchou, une demi-mondaine qui accompagnait l'un des joueurs. Bijoux, louis d'or, billets de banque, le sac contient largement de quoi les sortir d'affaire.

Aussi, quand la belle réapparaît quelques heures plus tard pour récupérer son bien, ils prétendent n'avoir rien trouvé. Le ton monte, les insultes volent, une lutte s'ensuit au cours de laquelle Guiret poignarde la jeune femme. Dès lors il ne reste plus aux assassins qu'à s'enfuir non sans avoir au préalable dissimulé le cadavre dans une malle. Mais le sort s'acharne sur eux et les contretemps s'enchaînent.

C'est d'abord le concierge de l'immeuble qui réclame leurs termes impayés et refuse de les laisser partir sans avoir reçu la quittance du propriétaire ; c'est ensuite l'amant de la défunte en quête de nouvelles et enfin un huissier venant faire son constat. A chacune de ces visites la pression monte d'un cran et la peur s'épaissit.

L'auteur fait parfaitement ressentir l'angoisse qui étreint les deux personnages : la nuit éprouvante passée à proximité du corps de la victime, la crainte que le corps ne soit découvert par l'amant éploré qui fouille l'appartement ou par l'huissier qui souhaite inventorier le contenu de la malle, les remords de Fred qui font craindre à Guiret des révélations intempestives... D'abord insidieuse, la tension se fait de plus en plus insupportable jusqu'à l'explosion finale et son dramatique dénouement. 

Le second texte, Laquelle ?, est beaucoup plus anodin. Il s'agit d'un drame passionnel ayant pour cadre la bonne société en villégiature en bord de mer.

Le suspens est cette fois beaucoup moins présent et l'auteur ne parvient pas à éviter une atmosphère un peu mièvre. On s'y échange des missives sous le sceau du secret, on se bat en duel pour l'honneur d'une demoiselle, on ne quitte pas le chevet de l'être aimé. Bref, c'est terriblement ennuyeux et l'auteur aurait pu tirer un bien meilleur parti du thème de la gémellité.

L'idée de deux sœurs absolument identiques refusant d'avouer laquelle d'entre elles est coupable d'une tentative de meurtre et compliquant du même coup la tâche de la justice offrait en effet de jolies perspectives. Mais, plutôt que de nous entraîner sur le terrain de l'enquête policière, Maurice Level s'englue dans le sentimental et l'eau de rose. D'ailleurs l'interrogation contenue dans le titre ne concerne pas tant l'identité de la coupable que celle de l'amoureuse éconduite. C'est tout dire.

Glénat - Marginalia - 1977

 

 

6 septembre 2013

LE CHOIX DES DESTINS - PIERRE BAMEUL

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Cinq siècle après les aventures d'Arne Marsson dans l'Amérique précolombienne, la monarchie aztéco-viking est à la tête d'un immense empire. Avec l'aide d'un clergé tout puissant et grâce à un système de caste extrêmement rigide, Motecuhzoma V règne sans partage. Son peuple est maintenu dans l'obscurantisme et dans chaque ville s'élève une pyramide où sont sacrifiés quotidiennement des dizaines de victimes. Mais dans les colonies européennes la révolte gronde et il suffirait de peu de choses pour mettre à bas la dynastie décadente.

Pierre Bameul a placé ce second volume sous le double signe de l'uchronie et des univers parallèles. Il nous plonge tout d'abord dans un XIXème siècle alternatif où les aztèques ont non seulement refoulés les espagnols mais aussi conquis une bonne partie du monde.

L'histoire débute en Franhuas, la France d'alors soumise au pouvoir de l'empereur. Nous y suivons Malic, un jeune ouvrier qui rejoint la dissidence puis la lutte armée afin de venger le sacrifice de sa jeune épouse. L'ambiance est délibérément steampunk. On croise des engins à vapeur et des dirigeables, les soldats sont équipés de fusils rudimentaires ou d'arbalètes à répétition et la société décrite est un mélange d'inquisition espagnole et d'Allemagne nazie.

L'auteur s'amuse d'ailleurs énormément à décrire cette France qui ressemble beaucoup à celle de l'occupation. On y trouve ainsi un maquis dans le Verkhoc et un général au long nez nommé Gallix qui s'est réfugié en Grande-Bretagne. C'est bourré d'action et plein d'humour mais c'est beaucoup trop rapide. A peine a-t-on eu le temps de s'attacher au jeune héros que tout est joué et qu'il faut s'acclimater à un nouvel environnement.

Nous nous retrouvons alors au vingtième siècle à Mexico où le pauvre Malic s'est trouvé « projeté ». Son irruption intempestive dans notre époque a été remarquée par Miguel Huixtocihuatl, un homme politique qui rêve de redonner sa grandeur au peuple amérindien. Ayant compris que Malic vient d'une "autre réalité" où les aztèques dominent le monde, il décide d'influer sur notre passé afin de reproduire les conditions de la victoire de son peuple.

Bref, une histoire de paradoxe temporel assez classique et, là encore, trop hâtive. La boucle sera néanmoins bouclée et nous retrouverons le temps d'un dernier chapitre le héros viking et son épouse face à un choix crucial. Le choix des destins.

Fleuve Noir Anticipation - 1986

 

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1 septembre 2013

LA SAGA D'ARNE MARSSON - PIERRE BAMEUL

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Convaincu que la Pierre des Trolls découverte chez les suomi dévoile une partie de sa destinée, Arne Marsson s'embarque pour le Vinland avec sa femme, le savant Franck Ulssen et quelques compagnons. Ils espèrent trouver sur ces lointains rivages les cités d'or et les fabuleux trésors dont parlent les runes. Leurs attentes ne seront pas déçues mais il leur faudra livrer bien des combats avant d'entrer dans la légende.

Dans le premier tome de son diptyque "Pour nourrir le soleil" Pierre Bameul nous propose une épopée baroque, pleine de rires, de larmes et de sang. A la manière d'une saga islandaise, il nous raconte comment une poignée de vikings naufragés sur le nouveau monde va faire la nique à Collomb et Cortés en conquérant l'Amérique avec cinq siècles d'avance.

L'auteur a de bonnes connaissances en matière de civilisations amérindiennes. Il sait faire la différence entre un Toltèque et un Chichimèque, situe parfaitement Teotihuacan et restitue plutôt bien le mode de vie des habitants de l'Amérique précolombienne.

En revanche, il se fout éperdument de vraisemblance historique. Son chef viking manie autant l'intrigue et la psychologie que la hache ou l'épée tandis que son second pratique les arts martiaux, utilise la poudre, le feu grégeois, l'astrolabe, la boussole et la pénicilline ! Je sais que les guerriers nordiques furent de grands voyageurs mais cela ne suffit tout de même pas à expliquer cette débauche de connaissances.

Tout cela n'a heureusement aucune incidence sur l'intérêt de l'histoire. Mieux, ces anachronismes contribuent à égayer les aventures de nos héros, à leur donner un ton léger qui tranche avec les habituels récits du genre.

On s'amuse donc beaucoup à voir la légion romaine reformée au cœur de l'Amérique centrale et les cerfs et les biches pallier l'absence de chevaux. On sourira aussi aux relations amoureuses de nos braves vikings avec une Erika qui n'hésite pas à payer de sa personne pour maintenir le moral des troupes ou un Arne contraint d'honorer les 28 veuves du roi qu'il vient de destituer.

Le roman s'achève assez logiquement par une relecture du mythe de Quetzalcoatl. Une fin assez attendue mais suffisamment réjouissante pour me donner envie de lire la suite et découvrir ce qu'il advient de cette étonnante dynastie aztéco-viking !

Fleuve Noir Anticipation - 1986

 

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FLEUVE NOIR
fl no
ANTICIPATION

 

 

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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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