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30 juin 2013

UNE DERNIERE LUEUR - VINCENT KING

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Le héros du roman (on ne connaîtra jamais son nom) est l'un des derniers hommes libres à résister aux terribles envahs. Dans les fin fonds de la toundra où il a trouvé refuge il leur mène une guérilla sans merci mais aussi sans espoir. Après une embuscade au cours de laquelle il abat deux envahs et détruit l'un de leurs aérôdeurs, il est contraint de s'enfuir vers le sud. Ses faits d'armes l'ayant précédés, il est approché par les partisans de Craghead, un mutat qui souhaite sonner le vent de la révolte face aux envahs. Mais la situation est loin d'être aussi simple qu'elle le paraît.

L'intrigue de ce roman, c'est un peu le paradoxe de l'œuf et de la poule : lequel des deux a précédé l'autre. En l'espèce il s'agit de savoir qui des "mollusques", des humains ou des "originels" sont les premiers occupants de la planète et, incidemment, lesquels sont les envahisseurs.

Le récit s'ouvre sur un postulat tout simple : les humains ont été anéantis par de vilains extra-terrestres qui se sont ensuite livrés à des manipulations génétiques pour créer une race de serviteurs : les mutats. Le combat du héros nous semble donc tout à fait légitime et l'on espère en la réussite de son entreprise.

Puis, la découverte d'un vaisseau spatial visiblement construit par les humains, inverse la donne. Les envahisseurs ne seraient pas ceux que l'on croyait et les aliens (une sorte de colonie de moules accrochée à son rocher et dotée de pouvoirs psy) n'auraient donc fait que se défendre. Au temps pour nous.

Mais le mea-culpa ne dure pas longtemps. Des profondeurs de la planète surgissent les Originels qui, comme leur nom l'indique, seraient les seuls vrais autochtones. Les mutats seraient aussi leurs lointains descendants et non pas des humains transformés. Bon, d'accord.

Mais c'est pas tout ! Les personnages eux-même ne sont pas ce qu'ils semblent être. Certains mutats sont des humains déguisés tandis que le héros est, lui, un véritable mutat. Un mutat qui décide de servir les humains...avant de se retourner contre eux ! Vous me suivez toujours ? Non ? Aucune importance. Car en plus d'être confus le roman est insipide de bout en bout.

Rédigé dans un style «ras des pâquerettes» avec un humour potache qui ne fait rire que l'auteur, il ne vous procurera pas une once de plaisir. Seule sa petite critique (bien timide et en filigrane) du nationalisme et de la pureté ethnique et l'idée que les mélanges raciaux pourraient être un remède à ces maux sauvent le livre du néant absolu.

Le Masque SF - 1979

 

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25 juin 2013

MYGALE - THIERRY JONQUET

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Quel rapport peut-il bien y avoir entre un riche chirurgien qui entretient des rapport sado-maso avec sa femme, un jeune braqueur qui se morfond dans sa planque et un individu kidnappé par un maniaque ? A priori, rien. Et pourtant ! 

"Mygale" est un roman tout à fait surprenant. En cent cinquante pages très denses, Jonquet nous captive avec une intrigue palpitante portée par une écriture dépouillée et une construction originale.

Nous suivons trois histoires parallèles et autant de personnages. La première nous est contée à la troisième personne et met en scène un couple étrange dans lequel un homme martyrise une femme-objet d'une étrange passivité. Les deux autres sont des récits à la première personne : celui de Vincent racontant son calvaire et celui d'Axel et ses espoirs d'avenir meilleur.

On est d'abord plongé dans le flou le plus complet.On se demande où l'auteur veut en venir et, si l'on apprend très vite que Vincent et Axel se connaissent, on ne voit pas bien le rapport entre la séquestration de l'un et le braquage de l'autre.

Et puis, petit à petit, les choses s'éclaircissent. Quelques indices se font jour, quelques coïncidences aussi. Puis les rapprochements s'opèrent jusqu'à la révélation finale où le passé rejoint le présent. On apprend alors que les choses n'étaient pas ce qu'elles semblaient être. On découvre surtout une vengeance d'un incroyable raffinement et la nature des liens qui unissent les trois protagonistes. Des liens de sang. Superbe !

Gallimard - Folio Policier - 1999

 

20 juin 2013

L'HETERADELPHE DE GANE - YVES FREMION

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Lorsque le royaume de Gane est envahi par les troupes de Modj, ses souverains tués et Ganelaan détruite, l'ermite Colloredo est contraint de quitter sa paisible retraite pour apporter aide et soutien aux héritiers de son pays martyrisé. Il entreprend alors un voyage incertain mais parsemé de rencontres qui l'amèneront à reconsidérer certains de ses jugements. Il se liera aussi d'amitié avec un célèbre trouvère qui l'accompagnera dans la plupart de ses pérégrinations.

Yves Frémion m'a fait battre un record en m'obligeant à dégainer mon petit Robert dès le titre de son roman. Il faut dire à ma décharge que ce n'est pas tous les jours que l'on croise la route d'un héradelphe, fut-il de Gane. Mais lorsque cela se produit, on ressort émerveillé de cette rencontre empreinte de poésie, d'humour et d'une once de philosophie.

C'est que la Fantasy de Frémion est de grande qualité. Intelligente, subtile et inventive, elle me rappelle à bien des égards le Khanaor de Francis Berthelot, notamment dans son recours à des personnages peu conventionnels et dans le choix délibéré de privilégier une relation distancée des évènements. En effet, s'il y a bien conflit entre deux nations ainsi que batailles, viols et pillages, l'auteur nous les fait découvrir, à de rares exceptions près, par le biais de récits ou par la vision de contrées dévastées.

Cette volonté de ne pas verser dans le roman guerrier, ni d'ailleurs dans la mythologie, les sorciers ou les magiciens, lui permet de s'attarder sur un autre aspect du roman de Fantasy : la création de pays imaginaires. Ce qui l'intéresse, c'est nous faire vagabonder dans des contrées étranges, nous faire découvrir les us et coutumes de populations variées, comprendre ce qui motive leurs actes, ce qui modèle leur tempérament.

A cet égard Yves Frémion fait preuve d'une imagination fertile avec une nette prédilection pour les aspects institutionnels. Nous apprendrons ainsi que le Prince de Sihan, sitôt élu par son peuple, est jeté à l'eau par le plus humble de ses sujets pour lui rappeler la fragilité de sa position ou que les juges et jurés de ce pays partagent un temps la captivité des condamnés pour prendre la mesure des peines qu'ils prononcent. Nous rencontrerons les temporisateurs qui ne prennent connaissance des évènements qu'à contretemps car ils se méfient des enthousiasmes ou des dégoûts trop prompts. Nous serons surpris par l'esclavage volontaire des buurmani troquant l'incertitude du lendemain contre le confort de la dépendance et plus encore par la coutume des moynes de Borda qui tuent à la fin de chaque hiver leurs chefs de village, mettant ainsi fin à toute lutte pour le pouvoir.

Mais je cause, je cause, et je m'aperçoit que n'ai toujours rien dit de ce fameux hétéradelphe dont vous brûlez sans doute de savoir quoi qu'est-ce que c'est. Et bien, pour faire simple, disons que c'est une sorte de frère siamois dont le corps se scinde à partir de la taille pour laisser apparaître deux bustes, l'un masculin, l'autre féminin. Deux être en un seul donc, mais dont les esprits sont étroitement connectés de telle sorte qu'il s'agit plus d'un individu avec une personnalité double que de deux individualités distinctes. Un être qui a beaucoup souffert de sa différence, fut un temps ermite mais se trouve aujourd'hui contraint de jouer un rôle de premier plan dans un conflit qui l'attriste et le dépasse.

Il sera heureusement secondé par Lambert de Machaut (cherchez la contrepèterie), le trouvère adulé, esprit fin jetant sur toutes choses un regard qui se veut plus désabusé qu'il ne l'est réellement et par la jolie Cayalina qui viendra s'immiscer dans leurs relations et créer ainsi un triangle amoureux pour le moins original.

Alors que dire de plus de ce petit roman si ce n'est qu'il est admirablement écrit et comporte de vrais morceaux de poésie et de profondes réflexions dont voilà qui vous donnera une petite idée :

«Il n'y a que deux choses qui aident un peuple à repartir : une, s'ouvrir au monde, ne pas se replier, laisser le progrès faire son chemin, l'encourager : deux, progresser par petites unités, par petits bonds. Une communauté, un petit village, va plus droit sur le chemin buissonnier du bonheur. Vouloir monter des grosses entreprises comme les draperies de Ganelaan, cela sert peut-être les nobles de la cour, mais cela ruine toute la cité quand cela ne marche pas ».

«Ils confondaient progrès et technologie. La technologie évolue, mais le progrès c'est autre chose, c'est ce qui fait que les êtres vivent mieux. Fabriquer des armes plus perfectionnées, c'est une technologie qui s'affine, mais cela n'est pas le progrès. Le progrès, ce serait d'inventer ce qui rendrait le combat inutile. Voilà pourquoi il faut savoir s'avancer dans une technologie perfectionnée mais en ayant toujours à l'esprit qu'elle doit servir une idée du monde, et non le contraire. »

« Nous sommes ainsi un mélange permanent d'horreur et de magnificence. Celui qui ne voit que l'une ou l'autre se trompe. Pour ma part je ne suis ni pessimiste, ni optimiste. Je suis un être vivant, c'est tout ; je regarde et j'agis selon mon esprit, selon ma pensée propre».

L'hétéradelphe de Gane a obtenu le prix J. H. Rosny Ainé en 1990 : c'est amplement mérité.

Editions de l'Aurore - Futurs - Science-Fiction - 1989

 

15 juin 2013

SYMPHONIE POUR L'ENFER - ALAIN VENISSE

fn-frayeur05-1994

Pour assouvir sa passion pour les vieux vinyls, Garry passe tous ces week-ends à écumer les puces de Saint-Ouen. Un jour qu'il fouine dans une boutique poussiéreuse il dégotte une très ancienne partition qu'il acquiert sans hésiter. Aussitôt, sa personnalité change du tout au tout. Il se met à boire, à fumer et passe son temps à jouer au piano l'étrange partition alors même qu'il ne connait pas le solfège. Pour lui venir en aide, sa fiancée et son meilleur ami envisagent toutes les hypothèses, y compris une influence maléfique... 

Pilier de cette collection Frayeur, Alain Vénisse est un honnête artisan. Qu'il évoque les loups-garous ou les morts-vivants, il le fait toujours avec beaucoup de professionnalisme mais aussi, il faut bien le dire, sans grande originalité. Et vous savez quoi  ? C'est encore une fois le cas.

Il avait pourtant sorti le grand jeu. Rien moins que les grands anciens. Vous savez, Cthulhu, Shub-Niggurath, Nyarlathothep et leurs petits copains. Malheureusement, les affreux du dépressif de Providence ne servent qu'à meubler le décor. Ils n'interviennent pas dans le cours du récit et laisse ce soin à Yagor, un vilain sorcier qui a trop lu le Nécronomicon et qui cherche à établir un pont entre leur monde et le notre grâce à une musique incantatoire.

Or donc, tout se résume à une banale histoire de possession par le truchement d'un objet maléfique. Une trame utilisée mainte et mainte fois dans la littérature fantastique. Transformation du héros sous l'emprise des forces démoniaques, étonnement et angoisse de son entourage puis sauvetage in extremis grâce à une chance de cocu. Bref, pas de quoi chatouiller un tentacule à Cthulhu.

Le roman reste néanmoins agréable à lire. Personnages, style, rythme, tous est OK. Manque juste un peu plus d'ambition.

Fleuve Noir - Frayeur - 1994

 

10 juin 2013

ABATTOIR 5 - KURT VONNEGUT JR

jl0470-1973

 

Farandole d'un bidasse avec la Mort

par

Kurt Vonnegut, Jr

Germano-Américain de quatrième génération

Qui se la coule douce au cap Cod,

Fume beaucoup trop

Et qui, éclaireur dans l'infanterie américaine

Mis hors de combat

Et fait prisonnier,

A été, il y a bien longtemps de cela,

Témoin de la destruction de la ville

De Dresde (Allemagne),

« La Florence de l'Elbe »,

Et a survécu pour en relater l'histoire.

Ceci est un roman

Plus ou moins dans le style télégraphique

Et schizophrénique des contes

De la planète Tralfamadore

D'où viennent les soucoupes volantes.

Paix

Il est sacrément difficile de chroniquer un roman qui jouit d'une aura de classique de la SF, voire de classique tout court. Tant d'autres, et de bien meilleurs que soi, se sont déjà prêtés à l'exercice et l'on se demande ce que l'on pourrait bien raconter de neuf. On a aussi un peu la trouille d'être passé à côté de quelque chose de capital, d'avoir loupé LE passage qui donne la clé, bref, de passer pour un con. Mais bon. Tant pis. Je prend le risque. Je me lance.

Abattoir 5 c'est avant tout un remarquable réquisitoire contre la guerre. Toutes les guerres. Et contre le cortège d'horreurs qui les accompagne. En l'occurrence il évoque l'un des épisodes les plus dramatiques de la seconde guerre mondiale : le bombardement de la ville de Dresde en février 1945 qui fit près de 135000 morts, civils pour la plupart.

Cela suffit-il pour autant à en faire un grand roman de SF ? Sans doute pas. Et puis d'ailleurs, s'agit-il seulement d'un roman de SF en dépit de sa soucoupe volante et des extra-terrestres de la planète Tralfamadore ? Non. La SF n'est qu'un prétexte.

C'est d'ailleurs sur celui-ci qu'est construit le roman. Elle ne sert qu'à camoufler la vérité. Une vérité que Billy Pèlerin, le personnage, et avec lui l'auteur, refuse de toutes ses forces. Une réalité qu'il cherche à repousser dans le domaine de l'imaginaire, comme pour la rendre plus supportable. Une façon de refouler l'innommable : "Juderose, par exemple, avait abattu un pompier de quatorze ans qu'il avait confondu avec un soldat allemand. C'est la vie. Et Billy avait assisté au plus grand massacre de l'histoire européenne, le bombardement et l'incendie de Dresde. C'est la vie. Voilà pourquoi ils tentaient de se recréer un univers et une personnalité. La sience-fiction leur facilitait beaucoup la tâche."

Alors il se construit une existence parallèle où les Tralfamadoriens l'auraient enlevé pour en faire une curiosité zoologique. Une existence où aucun évènement n'aurait plus d'importance qu'un autre, où le temps s'écoulerait à l'envers, à l'endroit et dans lequel il passerait d'une date à une autre sans choisir, du moins le croit-il.

Car malgré tous ses efforts, Billy ne parvient pas à oublier. Toujours, les souvenirs reviennent avec une douloureuse acuité. Il suffit que sa femme l'interroge sur la guerre ou qu'un mot, une chanson, le renvoient à son passé : "Billy se concentre sur l'effet que lui produit le quartette et établit un rapport avec un événement survenu bien auparavant. Il n'a pas à explorer le temps à la recherche des faits. Ils brillent encore au fond de lui."

Alors, petit à petit, on sent venir l'inéluctable, même s'il fait tout pour en retarder l'échéance : "Billy, sentant approcher la catastrophe, ferme les yeux, et à reculons dans le temps, se réfugie en 1944."

Mais cela ne sert à rien. Le déluge de feu a bien lieu, a déjà eu lieu, aura toujours lieu. Billy/Kurt ne s'attardera d'ailleurs pas longtemps dessus. Juste quelques pages sur le paysage lunaire qui s'offre aux yeux des survivants, sur le spectacle d'une ville rasée et emplie de cadavres. "C'est la vie".

Oui, c'est la vie. Cette petite phrase, ce leitmotiv qui revient à chaque fois qu'une mort est évoquée donne le ton d'un livre qui étonne aussi par sa forme. Qu'il s'agisse de phrases ou de scènes récurrentes (l'annonce de l'exécution de Edgar Derby), d'une utilisation originale de la SF (les romans de Kilgore Trout que personne ne semble avoir lus) ou de passages quasi surréalistes tel ce bombardement à l'envers qui nous montre des bombes réintégrant la soute des avions qui viennent de les larguer et s'en retournent à leur chaîne de montage puis à l'état de minerais, Abattoir 5 est d'une incroyable richesse stylistique.

Sans oublier cet air de légèreté qui parfume le récit et lui donne une atmosphère incongrue en parfaite opposition avec la gravité les évènements narrés. Le roman se termine d'ailleurs par une mort ridicule (celle d'un homme exécuté pour le vol d'une théière, alors même qu'une ville entière vient d'être vaporisée) qui montre bien toute la stupidité de la guerre.

J'ai Lu SF - 1973

 

 

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5 juin 2013

GUÊPE - ERIC FRANK RUSSELL

pp5156La guerre ente le Système solaire et le Combinat Sirien bat son plein. Or, si les terriens bénéficient d'une technologie supérieure, les siriens ont pour eux l'avantage du nombre. Un avantage qui, à terme, devrait leur permettre de l'emporter. Le haut commandement a alors une idée : essaimer sur les planètes ennemies des agents chargés de déstabiliser l'ennemi. C'est ainsi que James Mowry, un individu quelconque mais parlant parfaitement le sirien, est envoyé sur Jaïmec. Ses bourdonnements seront -ils suffisants pour agacer et désorganiser l'ennemi ?

La préface de Marcel Thaon présente ce roman comme l'un des récits les plus amusant de la SF anglo-saxonne et la quatrième de couverture nous parle de chef d'œuvre du délire burlesque. Mouais ! Ben si c'est pas de la publicité mensongère, çà s'en rapproche beaucoup.

Il est vrai que les premiers chapitres du roman laissent présager une histoire truculente dans laquelle un gaffeur professionnel irait foutre le bordel chez l'ennemi. Malheureusement, le reste de l'histoire ne tient pas cette promesse et si les aventures de James Mowry suscitent bien un petit sourire de temps en temps, on est bien loin du délire annoncé.

De plus, excepté le cadre général d'un conflit galactique, le côté spéculatif fait carrément défaut. Les pistolets font ffout ! au lieu de bang !, une voiture s'appelle une dyno et on dit ouin et nin plutôt que oui et non. Mais à part ces éléments de langage et quelques gadgets technologiques, l'action pourrait très bien se dérouler à notre époque et dans n'importe quel pays.

C'est donc finalement à un roman d'espionnage tout à fait classique que nous avons affaire. L'auteur y déploie tout l'arsenal de déstabilisation dont peut user un agent infiltré : fausses rumeurs et fausse monnaie, assassinats ciblés, colis piégés. Tout les coups sont permis pour créer une ambiance de suspicion et de crainte et mettre sur les dents la police et les services secrets. Le héros est aidé d'une chance assez phénoménale, presque un sixième sens, et on ne compte plus les fois où il échappe in extremis à l'arrestation. Tout çà pour vous dire que sa mission se déroulera sans trop d'embûches même si sa réussite ne trouve pas forcément de juste récompense !

Eric Frank Russell nous offre donc avec Guêpe une honnête distraction mais assurément pas un classique de la SF ou de l'humour.

Pocket SF - 1983

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FLEUVE NOIR
fl no
ANTICIPATION

 

 

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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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