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29 juin 2018

LE JARDIN DU BOSSU - FRANZ BARTELT

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Ah le con, mais quel con alors ! Faut vraiment être con pour se bourrer la gueule dans un troquet quand on a des biftons pleins les poches et se vanter par-dessus le marché d’en avoir encore plus à la maison. Un con pareil ça devrait pas exister. Mais puisqu’il est là, à portée de main, avec tout son pognon en petites coupures, on aurait vraiment tort de laisser passer une occase pareille. Sûr ! Mais à con, con et demi… 

Et ben mes cadets, et ben mes p’tits frères, ça faisait un bail que je ne m’étais pas autant fendu la poire avec un bouquin ! Un polar en plus. Et vous savez quoi ? C’est même pas un San Antonio bien que, par moment, la plume du sieur Bartelt se fasse quasiment dardesque, l’argot en moins. Fleurie, imaginative, vulgaire et poétique, on en prend plein les esgourdes. Tout au long de ses deux cent trente pages, c’est un feu d’artifice de réflexions drôles et pertinentes, presqu’un seul et long monologue entrecoupé de temps à autre de dialogues tout aussi savoureux et de quelques rares scènes d’action. Une plume absolument jouissive, un véritable florilège de pensées et de sentences bien senties dont voici un petit échantillon :

« Devant l’œil noir d’un flingue, le sage baisse les yeux et remet à plus tard le débat sur les atteintes aux libertés individuelles. »

« En noir et blanc, les pires conneries ont un petit quelque chose d’art et d’essai. C’est la dignité de l’endeuillé. »

« Mourir chez une pute c’est comme mourir chez le médecin : ça ne fait pas une bonne publicité au commerce. »

Tout cela, nous le devons à un personnage éminemment sympathique, poète parfois, voleur souvent et pilier de comptoir le reste du temps. Un individu « basé sur l’idée de gauche » qui jette sur lui-même et sur le monde un regard aussi drôle qu’acéré. Un bonhomme qui pourrait presque être honnête s’il n’était pas accro à Karine, sa régulière qui, c’est un comble, ne se contente pas d’amour et de bière fraîche mais lui réclame du pognon à tout bout de champs ! Pour lui donner la réplique il y a le con, alias Jacques Cageot-Dinguet, fils d’une ancienne speakerine et d’un industriel. Un gars de la haute qui a la fâcheuse habitude de séquestrer les gens pour un faire ses larbins. Pas mauvais bougre, attentionné même, mais qui peut piquer des colères noires si on lui chie dans les bottes. Deux gars qui n’ont pas grand-chose en commun mais qui vont tout de même tenter de s’apprivoiser dans un jeu de dupes où chacun se croit plus intelligent que l’autre.

Côté histoire en revanche, c’est pas la même confiture. Faut dire qu’une intrigue limitée aux strictes relations entre un prisonnier et son geôlier dans une maison, aussi grande soit-elle, ça limite forcément le champ des possibles. Pourtant et malgré le peu de rebondissements de ce quasi huis-clos, on ne s’ennuie pas une seconde. Le séquestré essaie de s’évader, tente de communiquer avec l’extérieur, de trouver de quoi estourbir le con. Mais surtout il gamberge et nous conte son quotidien avec humour et pas mal de détachement. Tout cela est extrêmement bien tourné et se conclue sur une révélation de derrière les fagots qui m’a laissée sur le cul mais qui colle parfaitement au ton et à l’intrigue. Bref du grand art.

Franz Bartelt vient d’entrer dans mon Panthéon des écrivains français de romans noirs aux côté des Pouy, Jonquet, Manchette et autres Daeninckx. Gageons qu’il y restera.

Gallimard - Folio Policier - 2006

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23 juin 2018

KONNAR ET COMPAGNIE - PIERRE PELOT

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Rien ne va plus au Pays des Héros. Les mortels ont cessé de croire en eux et ne font plus appel à leurs bons services depuis fort longtemps. Résultat, les héros s’emmerdent. Pour rallumer la flamme et réveiller l’intérêt des mortels, le Grand Konnar a pris une décision radicale : organiser un concours qui permettra à l’un d’entre eux d’accéder au statut de Héros. Manque de bol, c’est Gilbert Lafolette qui rafle la mise… 

« Konnar et Compagnie » est à ma connaissance la seule incursion de Pierre Pelot dans le domaine de la Fantasy. Espérons qu’elle le reste !

Ce cycle paru au Fleuve Noir Anticipation dans les années 90 est en effet d’une rare indigence. Exception faite peut-être du premier volume qui sert d'introduction et bénéficie de ce fait de l'impression de nouveauté, l'ensemble ne présente aucun intérêt. Tout au long de ses cinq maigres tomes, l’auteur se contente de jouer - se jouer ? - avec son lecteur. Il le prend à témoin, discute avec lui et, sous couvert de lui expliquer les ficelles du métier, de le mettre dans la confidence de la création, il ne fait que meubler. Il se permet même de débuter chaque volume par un long rappel des précédents, s’assurant ainsi une trentaine de pages à peu de frais et multiplie les présentations de ses personnages quitte à se répéter là encore d’un titre à l’autre. Pour le reste il égrène une intrigue étique qui consiste en tout et pour tout pour ses pseudos héros à récupérer l’un des leurs égaré au pays des mortels. C’est creux, sans le moindre suspense et bourré de redites, notamment à propos d’un quiproquo né de l'échange de corps entre deux personnages.

Alors bien sûr il s’agit d’une parodie et c’est avant tout l’humour et la bonne humeur qui sont recherchés. Mais là encore on est loin du compte. Rien qu’avec les noms des personnages à base de contrepèteries navrantes (Konnar le Barbant, Yvil le Viran…) on comprend que cela ne volera pas très haut. Mais c’est pire que ça. L’humour est poussif, daté, parfois vulgaire, bref, un vrai pensum que j’ai quand même lu jusqu’au bout. Oui, je suis maso. Mais en tout cas quelle déception, quel naufrage. Où est le Pelot de Canyon Street, de Fœtus Party, de Parabellum Tango ? Où est le créateur d’univers sombres et désespérés, où est le merveilleux conteur doté d’une imagination sans borne et d’une plume d’une rare créativité ? C'est la première fois que je suis déçu à ce point par un bouquin du grand Pierre. Ceci étant, le bonhomme en a écrit tellement qu'il est tout à fait normal d'y trouver, de ci, de là, quelques déchets. Le génie a bien le droit de se reposer de temps en temps !

Fleuve Noir Anticipation - 1990

17 juin 2018

UNE AFFAIRE DE MORALITE - BARRY UNSWORTH

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Martin Ball et sa compagnie théâtrale font route vers Durham où ils doivent donner une représentation en l’honneur du seigneur des lieux. Contraint de s’arrêter en chemin pour enterrer l’un des leurs et gagner quelque argent, ils font halte dans une petite ville où ils jouent quelques-unes de leurs pièces. Le succès n’étant pas au rendez-vous, ils ont l’idée de monter un spectacle à partir d’un fait divers qui vient de secouer la bourgade : l’assassinat d’un jeune garçon par une bergère guère plus âgée. Ils ignorent encore que leur exhibition va faire la lumière sur une affaire plus sombre qu’il n’y paraît.

"Une affaire de moralité" est un bel hommage au théâtre médiéval et à ces acteurs pour la plupart inconnus qui ont fait vivre et évoluer leur art à une époque où leur profession était si peu considérée. Le roman de Barry Unsworth est donc tout à fait logiquement centré sur la vie d’une troupe de comédiens au moyen-âge. L’histoire fourmille de menus détails sur leur quotidien qu’il s’agisse de la façon dont ils exerçaient leur métier ou des difficultés qu’ils rencontraient avec les autorités séculières et religieuses.

Nous côtoyons donc en leur compagnie quelques curés et quelques représentants de la noblesse, mais pour l’essentiel nous restons au plus près du peuple, dans les cours d’auberges, les tavernes et les champs. L’histoire est rythmée par les répétitions et les représentations de nos saltimbanques. Cela permet de découvrir leur tenues, leurs techniques et jeux de scène où l’improvisation tient souvent une grande place. La plupart du temps cependant, ils se bornent à jouer des moralités, sortes de petites fables où les acteurs personnifient des qualités ou des défauts (l’avarice, la franchise, la loyauté…) afin de mettre en avant des préceptes moraux. Il leur arrive aussi de mettre en scène des personnages bibliques ou historiques mais beaucoup plus rarement des gens du commun, des individus qui ressembleraient à leur spectateurs. Or, c’est précisément ce qu’ils vont faire ici en s’inspirant de « l’actualité judiciaire » de la petite ville où ils se produisent.

En jouant leur pièce ils vont être amenés à remettre en cause un jugement qui a abouti à condamner une jeune bergère. Au gré de leurs improvisations, ils en dévoilent les points faibles, posant les bonnes questions, mettant à jour les incohérences et la validité des témoignages : comment la meurtrière savait-elle que la victime avait une bourse bien garnie, pourquoi avoir si mal caché son butin à son domicile, pourquoi fut-elle suspectée aussi vite ? Leurs spectacles prennent peu à un peu l’allure d’une reconstitution criminelle où chaque acteur – et même quelques spectateurs – y va de sa théorie. Cela apporte une petite touche d’originalité dans la façon d’aborder une intrigue policière même s’il y a aussi quelques investigations plus traditionnelles.

Pour ce qui est du cadre on reste en revanche en terrain connu. Il est question de la peste, d'un tournoi de chevalerie et des saloperies que la noblesse et la soutane font subir aux plus faibles. Assurément rien de très neuf mais chacun de ces aspects est utilisé à dessin et non pas seulement pour apporter un peu de matière. D’une manière générale d’ailleurs, le roman de Barry Unsworth reste très sobre dans l’utilisation des caractéristiques réelles ou fantasmées de l’Europe médiévale. Ici, pas d’excès de misérabilisme ou de violence, les personnages sont représentés avec simplicité et justesse, qualités et défauts en parts à peu près égales. Raison pour laquelle sans doute nous prenons tant de plaisir à les accompagner dans leur recherche de la vérité.

Albin Michel - 1996

11 juin 2018

LE DECHRONOLOGUE - STEPHANE BEAUVERGER

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1640, l’Espagne occupe et exploite d’une main de fer le nouveau monde d’où elle tire les richesses qui lui permettent de dominer l’Europe. Comme des guêpes attirées par le miel, les pirates de tous horizons infestent les eaux des Caraïbes et harcèlent les navires espagnols. Parmi ceux-là, le capitaine Henri Villon s’est taillée une solide réputation et son savoir-faire est souvent réclamé pour les coups de main les plus audacieux. Alors qu’il prête son concours à un projet pour s’emparer de Tortuga, des évènements étranges vont contrecarrer ses plans…  

« Le déchronologue » est la preuve incontestable que l’on peut encore faire du neuf avec les bonnes vieilles histoires de pirates. Certes, Stéphane Beauverger a agrémenté la sienne d’un soupçon de SF, mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est bel et bien la grande époque des corsaires et des flibustiers qui est au centre de son roman. Et c’est de fort belle manière qu’il fait revivre les Caraïbes du XVIIème siècle. Tout y est, les riches cités d’or, les galions bourrés de pistoles, les amérindiens qui subissent le joug espagnol et bien sûr les fameux « frères de la côte » qui jouent leur fortune et leur vie à chaque abordage.

En fait, on a presque le sentiment de lire un texte écrit par un spécialiste du roman maritime, un Cecil Forester ou un Alexander Kent, tant le sens du détail y est important. L’auteur a manifestement réalisé un gros travail de recherche pour donner autant de réalisme à son récit. Tout sonne juste, du vocabulaire d’époque aux termes techniques de la marine à voile en passant par des scènes de combats navals à couper le souffle jusqu’aux descriptions très précises d’un campement de boucaniers, d’un palais colonial ou d’une geôle. C’est criant de vérité. On est totalement immergé dans cette époque flamboyante et sordide et c’est avec le plus grand intérêt que l’on regarde les personnages évoluer dans ces décors bien dépaysant.

On le fait d’autant plus aisément que l’irruption du futur dans le quotidien de nos personnages se fait de manière très progressive. D’abord anodine la présence des « maravillas » ne change pas grand-chose à la vie des hommes et des femmes du XVIIème siècle. Boites de conserve ou pénicilline améliorent certes leur ordinaire mais sans bouleverser leur mode de vie ni influencer le jeu politique. Il en va en revanche tout autrement quand apparaissent des objets plus sophistiqués ou aux implications militaires évidentes (radios, armes…). L’équilibre des forces se trouve alors rompu et la réalité historique fait place à l’uchronie. Le récit s’emballe. Les espagnols perdent de leur superbe, font face à une révolte indienne et à l’appétit des pirates français tandis qu’une menace plus grande encore rôde dans les eaux turquoises de la mer des Caraïbes.

Le destin de nos héros s’en trouve aussi grandement modifié. Ces bouleversements vont leur permettre selon le cas de réaliser leurs ambitions ou de se transformer en dernier rempart contre les incursions d’un futur insaisissable et dangereux. Et ils sont nombreux à se tirer la bourre entre Tortuga et Hispaniola. Nous avons là un gouverneur retors, un fier commandant espagnol qui voit son univers et ses certitudes s’effondrer, un boucanier haut en couleurs et des pirates de tout poil. Et que dire de Henri Villon, narrateur et personnage principal du roman, de ses envolées lyriques presque aussi poétiques que celles de son illustre homonyme, capitaine de fortune qui noie ses remords et ses déceptions dans la vinasse et le tafia et qui nous conte sa destinée d’une manière merveilleusement cynique et profondément désabusée.

Un mot enfin de la construction du roman. Une construction déstructurée qui ne respecte pas la chronologie et qui en gênera sans doute certains. Ceux-là consulteront avec profit l’index du roman qui permet de rétablir si besoin l’ordre chronologique. Les autres feront confiance à l’auteur et ne s’en porteront pas plus mal. C’est ce que j’ai fait et il m’a semblé que, loin d’être une simple coquetterie, cette « trouvaille » permettait de renforcer l'impression de désordre temporel dans lequel se débattent les personnages et nous donnait une petite idée de leur désarroi.

Tout cela nous donne un roman passionnant et orignal qui revisite avec panache le roman d’aventures maritimes et vous donne des envies d’iles au trésor et de Robinsons. A découvrir.

Gallimard - Folio SF - 2011

5 juin 2018

MARINA - CARLOS RUIZ ZAFON

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Dès qu’il le peut, le jeune Oscar s’échappe du pensionnat où il est interne pour déambuler dans les quartiers les plus reculés de Barcelone. A l’occasion de l’une de ces virées il rencontre Marina, une fille de son âge qui vit avec son père malade dans une villa décrépite. A l’affut de la moindre aventure, les deux ados s’intéressent à une femme qui, chaque dimanche, vient fleurir une tombe ornée d’un étrange papillon noir. Qui est-elle ? Quelle est l’identité de l’occupant de cette tombe anonyme ? Déterminés à percer ces secrets, Oscar et Marina vont se trouver confrontés aux ultimes rebondissements d’un mystère vieux de trente ans.                                                            

Bien que paru en France après les deux immenses succès littéraires que furent « L’ombre du vent » et « Le jeu de l'ange », « Marina » a été rédigé quelques années auparavant. On s’en rend immédiatement compte en constatant qu’il contient en germe ce qui fera le succès de ses œuvres futures. La ressemblance avec « L’ombre du vent » est d’ailleurs pour le moins frappante puisque la plupart des thèmes de ce roman s’y trouvent déjà abordés avec cet d’adolescent qui enquête sur la vie d’un homme disparut trente ans plus tôt, des amours contrariées et une relation père/fille qui n’est pas sans rappeler celle qui unit Daniel Sempere à son père. Sans oublier bien sûr cette Barcelone d’ombres et de mystère qu’il affectionne tant et où tout semble possible.

Carlos Ruiz Zafon a un véritable don pour créer des ambiances étranges et ténébreuses. Villa en ruine, cimetière, égouts, théâtre abandonné, il aime évoquer des lieux sombres et déserts, propres à susciter l’angoisse des protagonistes de son histoire et l’intérêt de son lecteur. Ici une foule de détails (les mannequins, la serre…) et de personnages (l’assassin à l’odeur infecte, la femme défigurée…) viennent ajouter à cette atmosphère inquiétante et embrouiller à plaisir une intrigue retorse. Plus le récit avance, plus nous en apprenons sur les méandres de cette sombre histoire et plus la vérité semble nous échapper.

C’est d’ailleurs une habitude de l’auteur que de faire progresser les recherches de ses héros grâce à une succession de confessions qui, bien souvent, compliquent les choses davantage qu’elles ne les éclairent. Ici, nous commençons par une simple énigme concernant une tombe sans nom pour nous retrouver emportés dans une vaste affaire de malversation financière, d’expérience interdite et de vengeance. Une histoire où il sera aussi question de monstres et d’immortalité car, si les romans du « Cycle du cimetière des livres oubliés » ne faisaient que flirter avec le fantastique, « Marina » y entre de plain-pied.

Il lui manque finalement peu de choses pour se hisser au niveau des opus suivants, un style un peu plus solide et quelques respirations dans le défilement des péripéties. Il eut aussi fallu travailler davantage sur le back-ground afin de parvenir à une immersion plus complète dans la capitale catalane. On s’y déplace beaucoup, on visite quantité d’endroits, on y prend le tramway ou le téléphérique mais il manque ce qui faisait l’une des qualités des autres romans : ce petit peuple barcelonais qui apportait au récit sa véracité et sa saveur. Ici, la toile de fond est à ce point délaissée que, si l’auteur ne l’avait précisé, on serait incapable de deviner que l’histoire se déroule en 1980 !

« Marina » est donc un roman mineur dans l’œuvre de Zafon mais il préfigure sans conteste ses réussites à venir.

Robert Laffont - 2011

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FLEUVE NOIR
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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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