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23 octobre 2018

ET J'ABATTRAI L'ARROGANCE DES TYRANS - MARIE-FLEUR ALBECKER

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Si vous poussez quelqu’un à bout, il finit en général par exploser. Il en va de même des peuples. Vous pouvez les contrôler, les brimer, les torturer ou, plus insidieusement, les endormir à coup de télé et de RSA, lorsque le point de non-retour est atteint, quand la désespérance est trop vive, ils finissent toujours par se révolter. La France en sait quelque chose qui connut quantité de soulèvements populaires : 1789, 1830, 1848, la commune de Paris et jusqu’à ses derniers avatars : le front populaire et mai 68. Mais ce n’est pas de la France et de Paris que Marie-Fleur Albecker a choisi de nous parler. Elle a franchi la Manche pour nous raconter la Révolte des Paysans de 1381 qui vit les habitants du Kent et de l’Essex monter à Londres pour exiger du roi le renvoi de ses conseillers.

Quantité de raisons président à la naissance de ce mouvement spontané. Il y a les séquelles de la grande peste et la misère qui s’est installée depuis ; il y a la guerre contre la France qui n’en finit pas et les taxes toujours plus nombreuses pour la financer. Mais ce qui par-dessus tout pousse les paysans à quitter leurs fermes pour gagner la capitale, c’est l’injustice. Ou plutôt toutes les injustices. Celle qui fait d’un seigneur un individu tout puissant, celle qui empêche le serf de quitter son village pour aller chercher fortune ailleurs, celle qui accable d'impôts les humbles et enrichit les puissants sans oublier bien sûr les emprisonnements arbitraires, les spoliations, les exécutions…

« Et j’abattrai l’arrogance des tyrans » nous propose une immersion parmi ce petit peuple d’ouvriers, d’artisans et de paysans qui décidèrent un beau matin qu’ils en avaient assez. Des prémisses de leur révolte jusqu’à sa répression finale, nous suivons le long des routes cette troupe hétéroclite qui s’agrandit jour après jour de tous les mécontentements et de toutes les souffrances. Nous assistons donc au lynchage des collecteurs d’impôts de Brentwood qui lança le signal de la rébellion ; nous accompagnons les révoltés lors de la prise de Canterbury qui aboutit notamment à la libération de John Ball, ce prêtre dissident qui prêche l’égalité de tous ; nous participons avec eux au sac du palais du régent dans la bonne ville de Londres et aux rencontres avec le jeune souverain.

Mais, si nous côtoyons les grands noms de l’histoire, le roi, l’archevêque de Canterbury ainsi que le fameux Wat Tyler qui prit la tête de la rébellion, c’est à des individus beaucoup plus humbles que l’auteur a choisi de s’intéresser. Elle a choisi un panel assez représentatif dont elle nous fait partager le quotidien et pénétrer les pensées. Il y a là un vieux bourgeois épris de droiture et d’équité, un jeune homme fougueux avide de gloire, un vétéran des campagnes françaises, une femme. Cette femme c’est Johanna et c’est à travers ses yeux que nous contemplons ces quelques semaines de liberté et d’espoir. C’est une femme forte que Johanna. Une femme qui saisit là l’occasion de crier à la face du monde son besoin de liberté et qui décide de vivre enfin la vie qu’elle s’est choisie et non pas celle que son mari, sa famille, l’église et la société lui ont imposée. Johanna, c’est une révolte dans la révolte, c’est le féminisme avant même que le mot n’existe. C’est surtout une femme extrêmement touchante, blessée, rudoyée, rabaissée mais qui reste arcboutée à son désir d’émancipation.

S’il met un coup de projecteur sur cet épisode méconnu de l’histoire d’Angleterre, le principal intérêt de ce roman est bien de nous montrer que les aspirations des peuples sont toujours les mêmes et que la soif de justice n’a pas faibli. Le besoin de liberté et d’égalité est toujours d’actualité. Il ne suffit pas de les ériger en principes et les inscrire au fronton des mairies, il faut les faire vivre, pleinement. Nos politiques feraient bien de ne pas l’oublier. A défaut, ils s’exposent à l’un de ses accès de fièvre qui renversent tout sur leur passage et n’accouchent pas forcément du meilleur. Et comme le dernier remonte à plus de 50 ans je ne serai pas surpris qu’un Wat Tyler ou une Johanna viennent très prochainement nous sortir de notre léthargie.

Le fait que Marie-Fleur Albecker fasse parler ses personnages exactement comme nos contemporains renforce cette proximité entre notre époque et la leur. Pour autant je dois avouer ne pas avoir été séduit par les intonations que cela donne parfois à son roman. Ce n’est pas le décalage, pour ne pas dire l’anachronisme, entre le langage d’aujourd’hui et le moyen-âge qu'elle fait revivre qui m’a gêné. Bien au contraire. Je déteste ces romans historiques dans lesquels l’auteur se croit obligé d’insérer un vocabulaire d'époque pour "faire vrai". C’est simplement que cet apport est parfois un peu outrancier et n’apporte aucune valeur ajoutée à son propos. Un exemple parmi d’autres : en page 145 elle présente le jeune roi Richard II en ces termes : « il est considéré comme plutôt beau gosse, grand avec le visage bien blanc et les cheveux blonds. Sans doute une sorte de jeune Brad Pitt avec de belles fringues brodées d’or ». Jusque-là, rien à dire. Le portrait est rapide, clair et la comparaison avec l’ex d’Angelina, parlante. Mais elle ne s’arrête pas là et continue en ces termes : « Paradoxalement, ça peut ramener de la minette ; de toute façon, quand t’es le King, tu chopes en masse ». Et là, j’ai le sentiment qu’elle recherche davantage la complicité avec son auditoire qu’à transmettre une information. J’ai un peu l’impression d’assister à l’un des cours de l’auteur (elle est prof d’histoire-géo) où elle tenterait d’intéresser ses élèves en s’exprimant comme eux et en se les mettant dans la poche avec un humour à deux balles.

Ceci étant, le résultat est globalement satisfaisant et l’objectif atteint. Marie-Fleur Albecker est bel est bien parvenue à nous intéresser au destin de ces hommes et de ses femmes qui vécurent il y a six cent ans mais qui nous paraissent pourtant si proches tant leurs aspirations ressemblent aux nôtres.

Aux Forges de Vulcain - 2018

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21 octobre 2018

PLOP - RAFAEL PINEDO

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Dans un univers post-apocalyptique indéterminé, le jeune Plop est bien décidé à grimper au plus vite au sommet de la hiérarchie de sa tribu. Il va vite comprendre que la conquête du pouvoir se paye au prix le plus fort. 

Le post-apo n’est pas un genre joyeux, c’est un euphémisme que de le dire. Mais avec « Plop » on touche carrément le fond en matière de lendemains qui déchantent. Imaginez la Terre d’après, après la bombe, après les pollutions, après les maladies, après toutes les saloperies qu’on lui impose et qui finiront par nous péter à la gueule. Imaginez une Terre donc où la pluie tombe continuellement et transforme le monde en un vaste bourbier. Une Terre où rien ne pousse qu’une végétation rabougrie, des champs de détritus, des bouts de verre et de plastique. Une terre ou les fleuves luisent la nuit et dissolvent presque instantanément quiconque a le malheur d’y tomber.

C’est sur cette Terre que vit Plop. « Plop », c’est le bruit qu’il fit en tombant sur un sol gorgé d’eau lorsque sa mère l’expulsa de son ventre. C’est aussi le nom que lui a donné la vieille Goro quand elle le recueillit, ou plutôt lorsqu’elle en devint propriétaire. Car dans la Brigade personne ne s’appartient vraiment. Soit vous êtes l’esclave de quelqu’un, soit vous servez la communauté. Dans le cas contraire c’est le recyclage immédiat en pâtée pour cochons. Mais, quelque-soit le sort qui vous est échu, la vie n’a rien d’une sinécure. C’est un combat continuel pour la survie. Il faut lutter sans cesse contre les tribus concurrentes, vaincre les éléments et, surtout, trouver de quoi manger : chasser les chats sauvages et les chiens, récupérer de vieilles conserves, voler…

En nous « invitant » au sein de cette communauté, Rafael Pinedo nous montre une société totalement déshumanisée, hommes et femmes ravalés au rang d’animaux. Aucune empathie. Pas d’amour. On « s’utilise » sans la moindre pensée pour le plaisir ou le bien-être de l’autre et seuls les sentiments violents (la colère, la haine, l’envie) et les besoins primaires (manger, jouir, dormir) trouvent à s’exprimer. L’écriture, sèche et dépouillée, avec des phrases les plus courtes possible et un vocabulaire simplissime ajoute à cette ambiance de désespoir et de résignation. Un style sans fioritures mais cruellement efficace qui vous fait ressentir l’extrême fragilité de la vie humaine.

Mais, si l’atmosphère du roman est une incontestable réussite, j’ai trouvé l’auteur un peu trop complaisant avec le sang et le sexe. Je comprends qu’il ait voulu nous présenter un monde où la violence est banalisée et où la vie n’a presque pas de valeur. Mais était-il pour autant nécessaire de multiplier les exemples ? Rafael Pinedo ne nous épargne rien. Il y a pléthore de combats, de meurtres et de viols mais aussi des séquences plus dérangeantes, des scènes de démembrements et de cannibalisme, des tortures immondes et des vengeances particulièrement retorses. Cela ne s’arrête jamais et jusqu’aux toutes dernières pages il nous faut supporter sévices et hémoglobine. Et du coup, un doute m’étreint. « Plop » ne serait-il pas un roman gore qui prendrait prétexte d’une histoire de conquête du pouvoir dans un univers post-apo pour mieux décliner une multitude de scènes de sexe et de violence ? Ce ne serait en soi guère dérangeant mais je m’attendais à autre chose, à un peu plus de profondeur et de réflexion d’autant que l’auteur a levé quelques pistes sur la religion, le pouvoir ou la famille qui auraient pu déboucher sur d’intéressantes digressions.

L'Arbre Vengeur - Forêt Invisible - 2011

14 octobre 2018

LES MORTS - CHRISTIAN KRACHT

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Afin de lutter contre l’hégémonie hollywoodienne sur l’industrie du cinéma, un haut-fonctionnaire japonais à l’idée d’initier un rapprochement culturel entre Tokyo et Berlin. Et quoi de mieux pour sceller un accord que de réaliser une œuvre commune. C’est ainsi qu’Emil Nageli, un metteur en scène suisse démarché par la UFA, se retrouve au Japon pour tourner un film d’épouvante. Il compte en profiter pour y retrouver Ida, sa fiancée allemande et accéder enfin à la célébrité. Les choses ne vont pas se passer exactement comme prévu… 

S’il est plutôt facile de chroniquer un roman que l’on a aimé ou détesté, il est en revanche beaucoup plus compliqué de parler d’un livre qui vous a laissé indifférent. Et c’est bien là le problème auquel je suis confronté avec celui de cet écrivain suisse qui m’était jusqu’alors inconnu. Pourtant, « Les morts » avait a priori tout pour me plaire. Son cadre (le Japon et l’Allemagne des années trente), ses personnages (un cinéaste suisse, un diplomate japonais et une actrice allemande) et même son sujet (le cinéma) laissaient présager une histoire détonante où le drame comme l’humour auraient pu s’exprimer de bien des manières.

Cela commence d’ailleurs plutôt bien avec les portraits croisés d’Emil Nageli et Masahiko Amakasu, le cinéaste et le diplomate. On découvre tout d’abord leur enfance marquée par un rapport compliqué à l’autorité, paternelle pour le premier, institutionnelle pour le second. Puis on embraye sur leur existence actuelle grâce à quelques scènes assez cocasses qui se déroulent à Berlin ou à Tokyo et où il est aussi bien question d’une beuverie chez un dignitaire du Reich que d’un attentat contre le premier ministre japonais et Charlie Chaplin ! Malheureusement, il faut presque attendre la troisième et dernière partie pour qu’Emil et Masahiko se rencontrent et qu’on ait enfin l’espoir qu’il se passe quelque chose de significatif. Mais non ! L’histoire bascule alors dans un quasi vaudeville avant de rebondir une toute dernière fois pour sombrer dans la noirceur la plus totale.

Le lecteur lui, sort de tout cela un peu désorienté, sans être parvenu à comprendre quel était l’objectif recherché par l’auteur. A moins qu’il ne faille trouver une piste dans les réflexions que celui-ci prête à l’un de ses personnages et notamment celle-ci : « … à présent il doit créer quelque chose de théâtral, tourner un film explicitement artificiel, qui donne au public un sentiment de maniérisme et surtout d’incongruité ». Théâtral, artificiel, maniéré et incongru sont en effet des adjectifs qui collent parfaitement à ce livre. Théâtral parce que ce roman peut se lire comme une succession de saynètes indépendantes les unes des autres ; artificiel car l’ensemble manque d’unité et demeure parfaitement abscons ; maniéré à cause de son style précieux, presque pédant, et ses phrases extrêmement longues et bourrées de point-virgule, de guillemets et autres parenthèses ; incongru enfin parce que l’ensemble laisse une impression d’extravagance et de loufoquerie.

Ceci étant, et en dépit de tout ce qui précède, je dois avouer que j’ai lu ce livre sans déplaisir. Une fois habitué à l’écriture de Christian Kracht, on se laisse aisément entraîner par cet ensemble de péripéties et par ces personnages guère sympathiques mais néanmoins touchants dans leur quête, souvent très drôle, de reconnaissance. On se prend alors à penser que ces individus seraient peut-être bien ces morts du titre, « des créatures immensément solitaires entre lesquelles il n'y a pas de cohésion, qui naissent seules, meurent et renaissent également seules ». Emil, Masahiko et Ida sont morts aux autres à cause de leur égoïsme et de leur arrivisme, parce qu’ils sont incapables d’aimer et de se livrer à leurs proches.

Phébus - Littérature Etrangère - 2018

7 octobre 2018

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE - SOPHIE DIVRY - #MRL18

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Joseph Kamal, vingt ans et des poussières, a braqué une bijouterie avec son frangin. L’affaire a mal tournée. Son frère est mort et lui se retrouve en cabane. Commence alors une captivité éprouvante où Joseph va subir, jour après jour, les pires brimades. Une petite faille dans un réacteur nucléaire va le tirer de cet enfer. Pour le plonger dans un autre ? 

Depuis Daniel Defoe et son Robinson, les histoires d’hommes et de femmes isolés de leurs congénères et confrontés à la solitude ont inspirés bon nombre d’écrivains. Elles sont même devenues l’un des thèmes principaux des récits post-apocalyptiques qui traitent de la fin du monde ou du dernier humain sur la Terre. Le roman de Sophie Divry se situe quelque part entre les deux, empruntant aux histoires d’anticipation la cause de l’isolement de son héros et à la robinsonnade l’environnement sauvage - ou disons plutôt naturel - dans lequel il se voit contraint de vivre.

Il commence cependant sur une note tout à fait différente, par la confession d’un jeune homme qui vient d’être incarcéré à la suite d’un braquage qui a mal tourné. J’ignore dans quelle mesure la peinture de l’univers carcéral que nous livre Sophie Divry est le fruit d’un travail de recherche ou celui de son imagination, mais je dois dire qu’elle m’a parue particulièrement convaincante. La promiscuité, la violence continuelle, l’injustice et la désespérance qu’elle fait ressortir m’ont fait frémir. Ceux qui pensent que la prison est une peine trop légère devraient lire ces quelques pages, ils seraient aussitôt convaincus du contraire.

Cette première partie qui occupe un bon tiers du livre permet de faire connaissance avec le jeune héros qui deviendra par la suite le personnage unique du récit. On découvre donc quelques bribes de son histoire personnelle et les circonstances qui l’on menées là où il en est. On découvre surtout les conditions de vie abominables dans lesquelles il se débat désormais. La description très réaliste de sa vie en prison avec son horizon borné, sa saleté et les effroyables odeurs de la misère a aussi pour but de marquer la différence avec la vie pastorale qui l’attend. Car c’est en effet un nouveau bouleversement que Joseph va devoir affronter, sans doute moins douloureux que le premier mais tout aussi brutal.

L'auteur ne s'étend pas sur les circonstances du retour à la liberté de son personnage. Tout juste est-il question d’un incident nucléaire bien pratique qui a pour effet de vider une moitié de la France de ses habitants et d’une immunité providentielle qui lui permet de transformer Joseph en Robinson du causse. Elle est en revanche beaucoup plus prolixe pour ce qui est de nous décrire sa survie au quotidien. Désormais seul dans un environnement rural, Joseph est très vite obligé d’effectuer un véritable retour à la terre et de s’installer dans le long terme pour assurer sa subsistance. Il se transforme donc en paysan et enchaîne les corvées : semailles, irrigation, récolte, élevage de lapins, chasse et pêche ; une vie totalement nouvelle qui l’oblige à renoncer au confort du monde moderne. Une perte toutefois largement compensée par des découvertes sur lui-même et son environnement. Dépouillé du superflu, il peut désormais profiter de joies toutes simples. Il apprend à vivre au rythme des saisons et à se contenter de ce que la terre et son travail lui offrent. Il retrouve aussi la maîtrise de son temps, prend l’habitude de contempler ce qui l’entoure et s’enrichit au contact des animaux et de la vie sauvage.

Une vie qui serait idyllique s’il avait quelqu’un avec qui la partager. La solitude qu’il avait tant appréciée à sa sortie de prison, finit par lui peser, en particulier l’hiver lorsqu’il est inoccupé. Il ressasse alors ses idées noires, songe à ce qu’il aurait pu faire de sa vie si les choses avaient tournées autrement et il faudra une troisième fin de son monde pour qu’il décide de retourner vers les hommes, accomplissant ainsi une boucle sur lui-même. Soustrait de la société des hommes pour avoir trop aimé son frère, puis dégoutté du genre humain au point d’entamer une vie d’ermite, Joseph finit par se rendre compte qu’il ne peut se passer des autres. Le constat est sans appel : l’homme est un animal social qui ne peut se passer du contact de ses semblables.

Si la morale de l’histoire est un peu simpliste elle est en revanche joliment amenée grâce au style extrêmement fluide de l’auteur qui sait aussi bien restituer le parler 9-3 d’un jeune banlieusard que la magie toute simple d’un coucher de soleil sur le causse quercynois.

Noir sur Blanc - Notabilia - 2018

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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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