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29 juillet 2014

LE COUP D'ETAT DE CHERI-BIBI - GASTON LEROUX

mTDcV73vJYGnkGnH65zNopwParis est une poudrière. Dans la rue, dans les bistrots, dans les clubs, on ne parle que coup d'état et révolution. Inerte, le gouvernement semble coincé entre les extrémistes de gauche et les partisans du commandant Jacques qui prônent une reprise en main autoritaire. A l'Assemblée Nationale, l'arrestation du jeune député semble imminente quand, coup sur coup, ses deux accusateurs décèdent. Hasard providentiel ou meurtre ? Qu'importe pour l'impétueux commandant. Mais peut-être changerait-il d'avis s'il connaissait l'identité de son ange gardien.

Le Dab du Pré, vous connaissez ? Non. Et le roi du bagne, ça vous dit quelque chose ? Toujours pas ! Et si je vous dis : Chéri-Bibi. Ah oui tout de même ! Et bien le voici de retour dans ce cinquième et dernier volume de ses aventures. Des aventures encore excessivement romanesques (amour, jalousie, vengeance et pâmoisons) mais contées avec ce ton impertinent qui faisait une bonne part du charme des deux premiers opus.

Cette fois, ce sont les institutions de la IIIème république qui en font les frais. Gaston Leroux plonge la France dans une nouvelle révolution et ses personnages dans une atmosphère deterreur. Le comité de salut public fait sa réapparition et la guillotine reprend du service.

Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce qu'on y trouve quelques petites ressemblances avec ce grand roman de la révolution qu'est Le Chevalier de Maison-Rouge. Je pense surtout à la scène où Sonia Liskinne se fait passer pour Lydie de la Morlière afin de prendre sa place sur l'échafaud qui rappelle irrésistiblement celle qui voit Maurice proposer à Lorin de le remplacer dans la prison de la Conciergerie.

Mais malgré cette ambiance bien restituée le roman manque de piquant. Des émeutes, des évasions, une femme sauvée des flammes et deux autres du suicide. Rien de très excitant. Heureusement que Chéri-Bibi est là pour commettre ces quelques forfaits que la nécessité lui impose : Dieu, voyant un jour tout le mal qu'il fallait accomplir pour faire le bien, a reculé devant une pareille responsabilité et il a créé Chéri-Bibi !

Quant à l'humour, il faut cette fois aller le chercher du côté de MM. Florent et Barkimel, deux sympathiques bourgeois du Marais qui vont se brûler les ailes au feu de la révolution. Leurs mésaventures leur inspireront quelques réflexions fort drôles et parfois aussi assez pertinentes : "...le hideux droit de 1789 qui nous fait tous égaux, le faible et le fort, le pauvre et le riche sans donner à celui-là le moyen de se défendre contre celui-ci !" Eh oui, encore aujourd'hui, certains sont plus égaux que d'autres.

Voilà, c'en est fini de ce petit bout de chemin passé en compagnie du légendaire bagnard. Laissons-le donc partir vers les antipodes où, semble-t-il, il se verrait bien devenir empereur. A moins que le destin ne s'en mêle. Fatalitas !

Le Livre de Poche - 1974

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23 juillet 2014

FATALITAS ! - GASTON LEROUX

587_001Chéri-Bibi est parvenu à écarter de Raoul de Saint-Dalmas la menace que représentait leurs anciens camarades de bagne. Pourtant, son ami n'est pas encore tiré d'affaire puisque'un couple d'espions a percé son secret et compte bien se servir de sa position et de ses relations pour mener à bien leur mission souterraine. 

Le miracle n'aura finalement pas eu lieu. Fatalitas ! est encore plus mièvre et insipide que le roman dont il constitue la conclusion. Et quand je dis mièvre, c'est un euphémisme. J'ai presque eu l'impression de lire un bouquin de la collection Arlequin. Ce n'est qu'une succession de scènes insupportablement romanesques du genre « jeune femme qui préfère se tuer plutôt que subir un sort pire que la mort » ou « épouse courageuse qui croit en l'innocence de son époux contre vents et marées ».

Chéri-Bibi lui-même ne parvient pas à relever le niveau. Après une ch'tite bagarre dans un troquet et un misérable abordage en méditerranée, le voilà qui s'en va plaider au tribunal la cause du gentil héros, sacrifiant ainsi sa liberté à celle de son ami.

C'est lent, larmoyant, sans saveur. Un ratage complet. L'ami Gaston a eu un gros coup de moins bien quand il a écrit ce livre. Ou peut-être avait-t-il besoin d'amour et de bons sentiments après cinq années de guerre et d'horreurs...

Me reste donc à lire le cinquième volet : Le coup d'état de Chéri-Bibi. Après deux volumes excellents et deux autres médiocres, de quel côté penchera la balance ?

Le Livre de Poche - 1974

19 juillet 2014

PALLAS ET CHERI BIBI - GASTON LEROUX

$(KGrHqJ,!ogFJw9J9ZcrBScfkPV-6Q~~60_57Jeune homme de bonne famille, Raoul de Saint Dalmas a été condamné au bagne pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Après dix années passées en Guyanne, il parvient à s'échapper et retourne en France pour défendre son pays au cours de la grande guerre. Sa vaillance au combat lui permet de retrouver une place honorable dans la société et d'épouser la femme qu'il aime mais il demeure contraint de s'abriter derrière une fausse identité. Alors qu'il cherche le moyen de prouver son innocence, quatre anciens bagnards entreprennent de le faire chanter. Heureusement pour lui, Chéri-Bibi veille dans l'ombre au bonheur de son camarade de chiourme.  

Gaston Leroux ne s'est pas franchement foulé pour écrire la suite des aventures de son bagnard favori. L'histoire est calquée sur celle des deux premiers volumes et l'enchaînement des péripéties quasi identique : aventure au bagne, évasion, réinsertion sous une fausse identité, chantage des anciens compagnons de captivité. Les seules petites différences tiennent à la présence d'une intrigue parallèle (une sombre histoire d'espionnage) et au cadre de l'action qui se déroule en grande partie sur la Riviera, beaucoup plus glamour que Dieppe.

Les premiers chapitres laissaient pourtant espérer du neuf. La Guyane, les îles du salut, la forêt amazonienne avec ses indigènes et ses orpailleurs, ses bêtes sauvages et ses trésors enfouis, nous faisaient penser à un roman d'aventures exotiques. Et puis non. Patriotisme oblige (le roman date de 1919), Gaston Leroux fait rentrer son personnage au bercail juste à temps pour participer à la grande boucherie de 1914.

De combats il ne sera toutefois pas question et nos personnages n'évolueront que dans ce milieu très mondain où l'honneur est le parangon de toutes les qualités. Et c'est justement de cet honneur perdu, retrouvé puis de nouveau menacé qu'il est question tout au long du roman.

Rien de bien folichon donc, d'autant que Chéri-Bibi est relégué au second plan et se contente de jouer les ange-gardien. Il trouvera quand même l'occasion d'utiliser ses grosses paluches d'assassin et de placer quelque uns de ces bons mots dont il a le secret.

Ça reste malgré tout nettement moins impertinent que les premiers opus. Moins drôle aussi puisque l'humour se réfugie tout entier dans les scènes de ménage entre La Ficelle (qui a aussi repris du service) et son épouse acariâtre. J'espère donc que la suite nous réservera quelques bonnes surprises et que l'on retrouvera un Chéri-Bibi plus mordant et plus saignant !

Le Livre de Poche - 1974

14 juillet 2014

NIGHT STALKER - ZAROFF

imgDans les années 80, en Californie, la trajectoire sanglante d'un serial killer, adepte de satan et fan d'AC/DC.

Précisons-le tout de suite, je ne suis pas amateur de romans gores. Ce n'est pas que les passages ultra-violents ou les descriptions bien cracra me posent problème mais j'avoue ne les apprécier que s'ils sont mis au service d'une intrigue digne de ce nom. Or, mes quelques expériences en la matière m'ont laissés le souvenir d'histoires qui n'étaient que prétexte à un étalage de violence et d'hémoglobine.

Dans ces conditions, pourquoi lire un bouquin de ces éditions Trash qui ne se cachent pas de marcher dans les pas de la célèbre collection Gore du Fleuve Noir ? Pourquoi ? Parce que Zaroff. J'avais déjà pu apprécier sa prose sur ses différents blogs et dans quelques unes de ses nouvelles postées sur le site de L'écritoire des ombres. Je connaissais donc déjà son style : imagé, puissant, souvent provocateur et parfois même vulgaire et j'étais curieux de voir ce que tout cela pouvait donner à l'échelle d'un roman. Et je n'ai pas été déçu.

Une chose est en tout cas certaine, il a respecté le cahier des charges de son éditeur parce que, côté gore, on est servi. Et copieusement ! Zaroff ne respecte rien. Ni les vieux, ni les enfants, pas même les handicapés. Ses personnages sont poignardés, égorgées, étripés, embrochés ou plus modestement, abattus. Son roman est gorgé de sang, de merde, de bouts de cervelles et de viscères. Et de foutre aussi ! Parce que dans Night Stalker, il y a presque autant de sexe que de violence. Et du bien hard, du genre à passer à la télé le samedi soir.

Heureusement, l'humour n'est jamais bien loin et aide grandement à supporter l'accumulation de scènes immondes. Il se niche dans certaines répliques ("je vais t'arracher la tête et te chier dans le cou"), dans quelques scènes (la vie sexuelle de l'adjoint Hunt, les bavures de Winkins), mais surtout dans les rapports entre le Sherriff  Dumont et la tripotée d'imbéciles ou d'arrivistes qu'il côtoie.

Tous ces personnages constituent d'ailleurs le meilleur atout du roman. Entre le shérif désabusé qui attend la retraite, l'ancien du vietnam complètement frappadingue et le maire occupé par sa réélection, on a un peu l'impression d'être dans une série B américaine. Mais c'est à l'évidence le but recherché. Zaroff se joue de ces stéréotypes. Ils les caricature à l'excès pour en faire les figures loufoques d'un polar totalement décalé. Même ses scènes de meurtres prêtent à rire. Pourtant, selon un procédé assez classique, elles sont toutes précédées d'une petite présentation des futures victimes, des instantanés de la vie de ces américains moyens qui permettent au lecteur de pénétrer un peu de leur intimité et de les connaître juste ce qu'il faut pour ne plus être indifférent à la mort ignominieuse qui les attend.Mais l'outrance est telle que là encore, c'est l'humour qui domine... avec un arrière goût de nausée tout de même.

Côté style, on signalera quelques petit tics d'écriture et notamment des expressions qui reviennent un peu trop souvent comme ces femmes qui "ne cachent rien de leur nudité" ou la "matière cervicale" répandue à tout bout de champs. Mais je chipote parce que, globalement, ça tient carrément la route. Les dialogues surtout sont particulièrement bien menés, avec des répliques qui claquent, cinglantes et savoureuses.Quant à sa description de la Californie, elle m'a semblé assez juste, en tout cas conforme à l'idée que je m'en fait.

Un mot tout de même de l'histoire. Zaroff s'est inspiré de celle de Richard Ramirez, un tueur en série qui sévit dans la Californie des eighties. Le personnage est effectivement intéressant mais l'enquête qui doit mener à son interpellation manque un peu de punch et de rebondissements. Cela n'est toutefois pas très grave car, comme je l'ai dit plus haut, le point fort du roman réside dans son ton drôle et percutant qui culmine dans un final absolument immoral mais terriblement jouissif.

Au final, si Night Stalker est indéniablement un roman gore, il a aussi un petit côté parodique qui lui va plutôt bien. Je me suis en tout cas bien poilé en le lisant. Sans doute autant que Zaroff en l'écrivant.

Trash Editions  - 2014

10 juillet 2014

LES BÊTES - SERGE BRUSSOLO

imgLes partisans du "Grand Nettoyage" espéraient se débarrasser des microbes en éliminant leur principal vecteur : les animaux. Exit les insectes, les rats, les pigeons. Adieu chiens, chats, veaux, vaches, cochons, couvées. Haro sur les bêtes, à poils comme à plumes. Après une décennie d'extermination rigoureuse, la raison a cependant repris le dessus et les animaux sont de nouveau tolérés. Mais alors que les autorités tentent péniblement d'inverser les mentalités et de réhabituer les populations à leur présence, une mystérieuse épidémie commence à se répandre.

Dans cette collection entièrement consacrée à l'édition de ses romans fantastiques, Serge Brussolo a totalement lâché la bride à son imagination fertile. Ses fantasmes et ses délires s'y épanouissent sans contraintes pour nous donner quelques unes de ses histoires les plus extravagantes. Les bêtes en est un excellent exemple.

Son récit débute comme toujours par une idée un peu folle. Cette fois, il a imaginé un monde où la phobie des microbes atteint des proportions paroxystiques. Une société malade de la propreté, aseptisée, javelisée. Une situation qui génère des comportements étranges (l'épilation totale, les cours d'hygiène civique) ou aberrants (les enfants encouragés à chasser les chats et les pigeons sur le toits des immeubles, les troupeaux de vaches et de chevaux enfermés sous terre).

Comme à son habitude, l'auteur va explorer cette idée de fond en comble puis, une fois vidée de sa substance, l'abandonner sans état d'âmes. Il faut dire qu'il en a tellement dans sa musette, qu'il aurait bien tort de se gêner. Il s'attaque alors au mythe du loup-garou. Mais attention, avec lui, point de lycanthrope hurlant au fonds des bois les nuits de pleine lune, point de malédiction ni de balle en argent. Pourquoi se contenter du loup quand l'infini variété des espèces animales lui ouvre de si vastes perspectives. Ses garous à lui se transforment donc en toute sorte d'animaux, mammifères, poissons, dinosaures... Nous verrons ainsi un homme mouton broutant la bourre des fauteuils de son appartement ou un poisson rouge de 75 kilos qui fait de l'apnée dans sa baignoire. Nous assisterons aussi aux nombreuses mues d'un héros capable de se transformer à volonté, véritable zoo ambulant.

Mais avant d'en arriver là, il nous aura conté par le menu les états d'âmes de ce dernier afin que, des premiers symptômes jusqu'aux métamorphoses les plus délirantes, nous n'ignorions rien des progrès de sa maladie. Cela nous offrira quelques très bon passages. Je pense notamment aux scènes où il est la proie de pulsions incontrôlables qui le poussent par exemple à mordre sa compagne ou bien lorsque son odorat surdéveloppé lui permet de flairer les émotions des personnes qui l'entourent.

En revanche, l'origine de l'épidémie ne sera jamais divulguée. Mutations génétiques ? Vengeance animale ? Transformations psychosomatiques ? Peu importe finalement car, une fois de plus, il s'agit d'un livre qui vaut d'avantage pour les images qu'il suscite que pour la complexité de sa trame.

Editions Gérard de Villiers - Coll Serge Brussolo - 1990

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2 juillet 2014

L'OISEAU DE FOUDRE - MICHEL PAGEL

imgJoss Tamblyn, jeune cadet de d'espace vient d'être affecté sur la planète Aucella. A peine installé, il découvre par hasard que son commandant, le colonel Borodine, médite d'assassiner l'empereur de ce monde rétrograde avec la complicité du frère de ce dernier et d'un groupe d'adorateurs du dieu sanguinaire Fulgawy. Surpris, il ne doit son salut qu'à une fuite désespérée à travers des contrées qu'il ne connaît pas encore. Il va heureusement croiser la route d'une sympathique voleuse humaine, d'un nain batailleur et d'un couple d'allagrandis, la principale race humanoïde autochtone. Ensemble ils vont essayer de faire échouer la sinistre conspiration. Il leur faudra au préalable écarter quelques uns des nombreux dangers que recèlent ce monde surprenant où la magie semble être toujours à l'œuvre.

Dans sa jeunesse Michel Pagel (alias Félix Chapel) a du pas mal s'adonner aux jeux de rôles car ses personnages ressemblent comme des frères à ceux que l'on trouvait dans toute bonne partie d'AD&D ou de JRTM (Advanced Dungeons & Dragons et Jeux de Rôle des Terres du Milieu, pour les non initiés). Il y a une voleuse d'une grande agilité, un barbare colérique, deux sorciers avec plein de sorts dans leur besace et un paladin qui souhaite sauver le monde sans tuer personne. Bref, la traditionnelle communauté de compagnons aux talents et origines variés, lancés dans une mission a priori impossible. Cela nous donne un joli panel d'individualités et les relations de tout ce petit monde, la façon dont ils se découvrent et s'apprivoisent, est l'un des aspects les plus agréables du roman.

Comme de juste, cette fine équipe va enchaîner les aventures dans les décors les plus variés (jungle, montagnes et désert) nous permettant du même coup d'apprécier les multiples facettes de la planète Aucella. On découvre alors un monde qui vit encore à l'heure médiévale même si des militaires terriens entretiennent çà et là des îlots de technologie.

C'est bien sûr cette présence terrienne qui donne à l'histoire son côté science-fantasy. Elle lui fournit aussi l'essentiel d'une intrigue qui repose sur l'idée du pillage d'un monde reculé avec l'appui de dirigeants corrompus et d'une religion créée pour l'occasion. Ce fameux complot que le jeune héros découvre dès les premières pages mais dont les ramifications ne nous seront dévoilées que peu à peu et se montreront plus complexe qu'on ne le soupçonnait au départ.

Michel pagel s'est aussi amusé à dissimuler tout au long de son roman les patronymes des grands auteurs de la SF. On prendra donc plaisir à les débusquer dans le nom d'un fruit (une jacvance bien juteuse), celui d'une boisson (une bière de Kornbluth) ou d'une unité monétaire (ça coûtera bien une cinquantaine d'asimovs, peut-être même un simak).

Mais ce n'est pas la seule trace d'un humour au demeurant bien présent. La personnalité de certains personnages (le caractère de Facile, l'espièglerie d'Any) et quelques expressions amusantes (...la Terre vous devra une fière lampe halogène) y contribuent aussi largement. L'auteur répond même à une question que les lecteurs de Tolkien se sont tous posés : oui les femmes des nains ont de la barbe, et bien fournie !

Alors, de l'action, de l'humour, du suspens et même quelques formes de vie étranges (les éphémères des sables, la Tan El Za), le résultat est plutôt agréable. On regrettera peut-être le peu de prise sur les évènements d'un héros qui remet souvent son sort entre les mains de ses amis, l'entrée tardive dans le récit de certains personnages ou la présence d'autres qui n'apportent pas à grand chose au déroulement de l'intrigue.

Enfin, la chute du roman, avec son deus ex machina venant faire le ménage parmi les méchants, est également en-dessous de mes espérances. Elle enlève un peu de sel à la victoire de nos héros et donne l'impression que leur périple était inutile puisque le dieu Fulgawy aurait très bien pu se débrouiller tout seul.

Fleuve Noir Anticipation - 1991

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FLEUVE NOIR
fl no
ANTICIPATION

 

 

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  • Blog consacré à mes lectures dans les domaines de la fantasy, du fantastique et de la science fiction. Mais comme je ne suis pas sectaire et que mes goût sont assez éclectiques, il n'est pas exclu que j'y parle aussi d'un bon polar ou d'un essai.
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