sans-titrePrésident des élèves de son collège, capitaine de l'équipe de cricket, doté d'un physique avantageux et aimé de la ravissante Portia, Ned Maddstone semble béni des dieux. Mais tant de bonheur et de réussite ne sont pas sans éveiller quelques jalousies. La malveillance d'un trio de faux camarades et les hasards de la politique vont le conduire dans un asile de la pire espèce. Il n'en sortira que vingt longues années plus tard avec une seule idée en tête : se venger.

La quatrième de couverture (Editions j'ai Lu) compare ce roman au "Conte de Monte-cristo". Doux euphémisme. Le récit de Stephen Fry est en tout point calqué sur celui du grand Alex. Protagonistes, conspiration, évasion, vengeance, le déroulement de l'intrigue est absolument identique à celui de son modèle, l'auteur se contentant de la transposer dans l'Angleterre de la fin du XXème siècle et de changer les patronymes.

Pourtant, malgré cette ressemblance par trop évidente, l'histoire demeure plaisante à suivre. La plongée en enfer de Ned Madstone est aussi douloureuse que celle d'Edmond Dantes et l'hôpital psychiatrique du Dr Mallo vaut bien le château d'If. Alors, même si l'on comprend vite qu'il n'y a guère de surprises à en attendre, on continue à tourner les pages pour assister au châtiment ô combien mérité des vilains délateurs. Et on ne sera pas déçu.

Grâce à son immense fortune (non, non, pas de trésor enfoui mais un compte en Suisse, c'est plus pratique) et aux moyens illimités de la technologie moderne (télévision, internet) l'ange vengeur va anéantir leur réputation avant de régler leur compte de façon plus définitive. Mais cette fois encore, sa vengeance aura un goût amer et c'est bien seul que le héros implacable s'en retournera vers son île.

J'ai Lu - 2004