img

Pollution, changements climatiques, pénurie des ressources alimentaires : la fin du monde est proche. Ou plutôt, la fin de l’humanité. Une extinction à laquelle la famille Summer ne se résout pas. Elle a de l’argent, des terres, des moyens quasi illimités et compte parmi ses membres des scientifiques de premier ordre. Son objectif : sauver l’espèce humaine. Elle y parviendra mais le résultat sera-t-il à la hauteur de ses espérances ? 

Le roman de Kate Wilhelm se partage en trois époques bien distinctes.

La première suit le parcours de David Summer et de quelques autres membres de sa famille dans leur lutte pour préserver un îlot d’espoir pour l’espèce humaine. Nous les voyons organiser leur survie tandis que la société s’écroule, construire un hôpital et aménager un laboratoire à l’intérieur d’une grotte. Là, ils espèrent cloner les rares survivants, devenus stériles, afin de donner à l’homme la possibilité d’un nouveau départ.

La seconde débute plusieurs générations plus tard alors qu’une nouvelle société basée sur le clonage a vu le jour. Les individus sont créés par familles entières en fonction de leurs aptitudes et des besoins de la communauté. Une jeune femme, Molly, refuse cette vie sans  relief et cherche à vivre sa différence.

La dernière partie met en scène Marc, le fils naturel de Molly, et sa révolte contre cette nouvelle humanité qui commence à montrer ses limites.

Kate Wilhelm a une bien jolie plume. Elle nous conte avec beaucoup de délicatesse ce que pourrait être notre futur si nous n’y prenons garde. Elle nous propose aussi des éléments de réflexion sur le devenir de l’homme, sur les bienfaits de la diversité et aborde fort justement certains des risques liés au clonage.

Son roman est aussi un très bel hymne à la beauté d'une nature redevenue sauvage et épanoui car libérée des contraintes que l’homme faisait peser sur elle.

Denoël - Présence du Futur - 1977