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Godwin Harpinshield mène une existence merveilleuse. Il possède un appartement luxueux, des voitures de collection, dîne dans les meilleurs restaurants et fréquentent les femmes les plus jolies. De temps en temps, il peut même réaliser quelques-uns de ses rêves comme sauver une petite fille des flammes pendant le Blitz londonnien et être décoré par le roi en personne. Le prix à payer pour tout cela ? Trois fois rien. Juste une petite mission de temps à autre consistant à recruter les personnes qu'on lui désigne. Mais les choses sont- elles vraiment aussi simples qu'elles en ont l'air ? Qui sont ses "employeurs" ? D'où tiennent-ils leur puissance et surtout, quel jeu mènent-ils ?


Le mythe de Faust revu et visité par John Brunner. Présenté de la sorte, ce livre ferait envie à n'importe quel amateur de SF ou de littérature fantastique. Pourtant, je me suis profondément ennuyé à sa lecture et il a fallu attendre les 20 dernières pages pour que mon intérêt se réveille.

Le reste de l'histoire se résume à une succession de rencontres entre le héros et ses pairs. De bien longues pages dans lesquelles John Brunner laisse dériver son imagination : des plantes qui marchent, des fauteuils qui flottent, des décors qui changent sans cesse.

Au début c'est amusant bien qu'un peu déconcertant et puis çà fini par devenir franchement lassant. En fait, l'intrigue met beaucoup trop de temps à se décanter même si l'on se rend bien compte à quelques indices que la vie de Godwin n'est pas aussi fantastique qu'il le pense. On se doute même qu'il y a comme qui dirait "une couille dans le potage" et on attend que les "patrons" (comme Godwin les appelle) montrent le bout de leur nez.

Et ils le montreront, à la toute fin du récit, mais pas suffisamment pour que l’on saisisse leur véritable nature. Dieux, démons, extra-terrestres, toutes les réponses restent possibles. En revanche leurs motivations nous sont dévoilées. Des motivations finalement bien futiles, ludiques. Un jeu. Le jeu de la possession.

Et un Brunner très, très mineur, à ne lire que si l'on a déjà lus tous les autres titres du monsieur.

Pocket SF - 1984