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Londres 1948. Voilà trois ans déjà que la guerre est finie. Trois ans que Hitler, se sachant au bord de la défaite, a lâché sur l’Angleterre ses V2 chargé des souches de la peste écarlate. Trois ans que la quasi-totalité des hommes et des femmes sont morts dans d’affreuses souffrances à l’exception d’une poignée de veinards porteurs du rhésus AB négatif. Hoke est l’un de ceux-là, qui traîne son désespoir au milieu d’une ville morte tout en essayant d’échapper aux Chemises Noires de Sir Hubble… 

Ce roman de James herbert est un petit post apo sans envergure  qui se contente de recycler les poncifs du genre sur fond d’uchronie. Des survivants qui errent seuls ou en petits groupes dans une ville à peu près déserte, des chiens redevenus sauvages, un dangereux mégalomane cherchant à imposer sa vision d’une nouvelle société : toutes ces idées ont déjà été abordées dans bien d’autres livres sur ce thème et avec davantage d’originalité.

Ici, l’auteur se distingue juste par une conclusion alternative et décalée de la seconde guerre mondiale et ce n’est malheureusement pas suffisant pour nous maintenir en haleine. Ses apprentis nazis avides de sang pur (plus pour une bonne transfusion que par idéologie) sont finalement assez pathétiques et la scène des rats enflammés dans le métro londonien m’a rappelé d’autres opus de Monsieur Herbert : sans doute un réflexe de l’auteur.

Pour ma part, je ne retiendrais de ce livre qu’une seule idée, celle de ce pilote allemand qui, malgré la fin de la guerre, continue son petit blitz personnel sur la capitale britannique.

Presses de la Cité - Paniques - 1999